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un abandon de tout travail pour une durée très longue, impossible à déterminer et qu’on ne saurait écourter sans faire courir au malade les risques d’une récidive, souvent plus grave que la lésion initiale.
Les considérations sociales et familiales vont venir peser de tout leur poids. Et l’on n’a pas le droit d’écarter, comme non médicales, les nécessités d’ordre économique et moral dans une affection où il est impossible d'isoler les questions médicales des problèmes sociaux auxquels elles sont intimement liées.
La cure, par sa longueur, peut être irréalisable pécuniairement.
Les répercussions psychologiques et familiales qu’elle entraîne sont souvent fâcheuses.
Après elle va se poser l’important problème de la réadaptation. « Le médecin, écrit Pierre Bourgeois, aurait accompli un effort stérile, la collectivité aurait dépensé en pure perte des sommes importantes pour le malade, si celui-ci, la guérison clinique obtenue ne pouvait reprendre son activité sociale. »
Cette réadaptation est sans doute possible, mais dans une proportion minime : « au sanatorium tout va bien, les lésions les plus profondes peuvent s’immobiliser. Mais physiquement aussi bien que moralement le tuberculeux guéri, reste souvent inapte à la vie habituelle » (Léon-Kindberg).
Ainsi, se trouve posé le problème de la post-cure. Malgré les initiatives individuelles, effort d’ensemble reste encore à réaliser.
Dans des maladies sociales comme la tuberculose, il
MC te
faut voir, dit Rist, si les dépenses engagées ont élé réellement productives. Les chiffres qu’il rapporte avec Hirschberg permettent de conclure à la supério-
rité économique du pneumothorax.