‹ Le Pneumothorax Précocement Efficace: Association de la Section de Brides et de la Chrysothérapie Intra-PleuraleChapitre 19 sur 42 · ENT · texte numérisé non relu

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A. — La pieuroiyse intrapleurale

Bien du chemin a été parcouru depuis les premiers travaux de Jacobaeus. Nombreux sont les articles et les traités qui lui ont été consacrés. Elle a acquis maintenant, dit Gullbring, la valeur d’une méthode thérapeutique générale, partout où l’on recourt dans une mesure de quelque importance, au pneumothorax artificiel.

Tandis que se perfectionnaient les techniques, les indications se sont précisées. Le seul point auquel nous voulons nous arrêter est celui de la date d’intervention. Question assez débattue il y a quelques années, elle tend désormais à être codifiée.

Dans la plupart des travaux publiés, on pouvait considérer, comme le remarque Douady, qu’un délaitype était indiqué : en principe pas avant 6 à 10 mois, écrivait Coulaud en 1930 « car nous connaissons tous depuis longtemps des cas nombreux où le collapsus a été entravé par des brides qui se sont étirées peu à peu ».

Douady, dans sa thèse (1932) admet un délai de 3 à 6 mois que Derst (1933) abaisse à 2 ou 3 mois.

On s’est aperçu peu à peu qu’en opérant tôt les succès étaient plus fréquents et plus complets. L’innocuité est la même qu’à une date plus éloignée.

Il n'existe pas, en réalité de délai-type car les brides constituent un danger permanent : leur section doit être d’autant plus précoce qu’il est plus

urgent de compléter le collapsus. Réaliser un bon pneumothorax c’est obtenir une guérison rapide ; « toutes les raisons qui militent en faveur d’un bon collapsus précoce, militent en faveur de sections pratiquées le plus tôt possible » (Coulaud).

L’unanimité s’est faite pour préconiser une cautérisation très précoce. Dans les cas d’urgence, elle à pu sans inconvénient être faite du 5° au 15° jour (Douady).

Üne seule règle pourrait être énoncée : il faut intervenir dès que le pleuroscope peut être placé sans danger.

Dans la pratique, cela ne va pas sans difficultés : la cavité pleurale reste trop étroite, les brides larges et courtes. La section s’avère téméraire, avec un risque excessif de blessure du poumon.

Attendre l’élongation spontanée des piliers adhérentiels peut demander plusieurs mois avant de permettre d'envisager leur cautérisation; le malade reste sous la menace d’épanchements, de perforations pleuro-pulmonaires, de bilatéralisations; d’autre part le poumon tardivement libéré risque par l’organisation scléreuse des lésions de demeurer irrétractile.

Les fortes pressions intra-pleurales sont traumatisantes et le plus souvent inutiles. En l’absence d’autres moyens, et malgré le dogme actuel du pneumothorax hypotensif, il ne serait pas illogique de les tenter prudemment : c’est, pensons-nous, plus sur les données de la clinique et de la radiologie que sur

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