LES
Ainsi, sur 447 pneumothorax pris à la suite, pour des malades dépistés dans un centre de triage, nous trou- VOS :
— À. — 10 pneumothorax précocement réalisés pour des lésions minimes (soit 2 %), tous avec un résultat excellent.
— B. — 437 pneumothorax pour lésions étendues :
— 1° Le pneumothorax seul a donné 136 bons résultais, soit 30 %.
— 2° Les tentatives de perfectionnement ont porté sur 183 pneumothorax médiocres :
a) L’étirement suffisant des brides a permis leur section précoce pour 31 malades avec 70 % de succès;
b) 152 malades ont été traités par chrysothérapie intra-pleurale.
— 17 fois, soit 11 %, elle a suffi à elle seule (encore la crainte de récidives tardives à ia base d’implantation des brides, nous conduirait-elle aujourd’hui à pratiquer des « pleurolyses de prudence»).
— 34 cas, soit 22 %, ont été des échecs : la plupart d’entre eux ont trait à des adhérences trop étendues.
— La chrysothérapie intra-pleurale a été associée à la pleurolyse dans 82 cas, avec 65 bons résultats
Une remarque essentielle doit être faite.
Dans cette statistique globale sont incluses les observations des années 1934 et 1935, période de tâtonnements où la chrysothérapie a été tentée dans des pneumothorax franchement inefficaces, contro-électifs ou petit-partiels, à adhérences multiples ou trop étendues. Ces cas ont été des échecs. Il faut donc distinguer dans le groupe des mauvais pneumothorax :
— 1° Les pneumothorax complètement inopérants, qui sont au-dessus de nos possibilités d’action. Toute tentative d’amélioration du collapsus, irritation pleurale aussi bien que pleurolyse, est vouée à l’échec. Ces cas relèvent soit de la cure sanatoriale seule, soit de la chirurgie. C’est par des diagnostics plus précoces, suivis d’une décision thérapeutique immédiate que nous en diminuerons le nombre.
— 2° Les pneumothorax où la disposition et l’importance des brides nous permettent d’escompter une action favorable de la chrysothérapie intra-pleurale. À mesure que se sont précisées et la technique et les
indications, le nombre des échecs a été en diminuant, comme le montre la comparaison entre la statistique globale et les résultats obtenus récemment.
Voici les chiffres relatifs à la série de pneumothorax réalisés pendant les cinq derniers mois de l’année 1937, et déjà rapportés dans la Revue Médicale Française (avril 1938) :
Sur 115 pneumothorax :
— 22 fois le collapsus se montra suffisant.
— La Chrysothérapie fut réalisée seule dans 19 % des cas : elle a donné 13 % de succès de plus.
— Les sections de brides ont été pratiquées dans 58 % des cas, seules ou associées à la chrysothérapie. Elles ont fourni 44 % de nouveaux succès.
Nous reportant, d’autre part, à la statistique des malades opérés par P. Weiller, nous trouvons :
sections de brides classiques ..:... 59 % de succès sections après chrysothérapie .... 75 % — sections complétées par la chryso-
BOIRE pee à à 75 % = sections entre deux séries de chry-