CONCLUSIONS
1° Le pneumothorax artificiel domine le traitement de la tuberculose pulmonaire. C’est en fonction de la collapsothérapie que nous devons organiser ce traitement, et, en particulier, la cure sanatoriale.
2° La mystique de la cure sanatoriale doit s’effacer. Il ne faut sous-estimer ni la fragilité de bien des succès qu’on lui attribue, ni les difficultés de sa réalisation.
3° Par la rareté des complications, la régularité et la rapidité de ses succès, la solidité de ses résultats, le pneumothorax-type est le pneumothorax précocement réalisé par des lésions discrètes.
4° En pratique, ces lésions minimes ne sont que rarement constatées. Nous nous trouvons presque toujours en présence de tuberculoses étendues et profondes.
Une campagne de diagnostic précoce permettra d'augmenter le nombre de ces infiltrats limités, mais non dans les proportions qu’on voudrait espérer : dès le début de leur traduction clinique, les lésions tuberculeuses sont déjà, le plus souvent, importantes et graves.
BOISSONNET 8
5° Aucune temporisation n’est, dans de teiles conditions, défendable. La collapsothérapie doit être mise en œuvre sans délai. ;
Mais, les pneumothorax complets et rapidement efficaces ne représentent plus qu’une minorité. Le collapsus est, le plus souvent, médiocre, entravé d’une part par des adhérences pleurales, d'autre part par l’irrétractilité pulmonaire.
6° La section de brides et la chrysothérapie intrapleurale permettent d'améliorer un bon nombre de ces collapsus insuffisants, à la condition de ne pas s’y décider trop tard, ni de les tenter sur des pneumothorax franchement inopérants à adhérences multiples, pour lesquels les perspectives NRC doivent être évoquées. |
7° Autant que leur technique, c’est le moment de l'application de ces méthodes qui importe : les mettre en œuvre, systématiquement, de bonne heure, est le point capital.
C’est de la troisième à de cinquième semaine du pneumothorax qu’il faut agir :
— L'état de la plèvre et des adhérences permet parfois la pleurolyse intra-pleurale immédiate.
— Plus souvent, la pleurolyse s'avère, à cette date, une entreprise dangereuse. La chrysothérapie intrapleurale lui constitue la meilleure préparation.
Dans 11 % des cas, elle suffit à elle seule.
Dans 70 % des cas, ses résultats, s’ils ne peuvent être considérés comme définitifs, sont déjà incontes-
tables, permettant la cauiérisation des brides de la cinquième à la septième semaine.
Une chrysothérapie intra-pleurale complémentaire pourra, si nécessaire, parfaire les résultats de la pleurolyse.
— Cette association de la chrysothérapie intrapleurale à la section de brides facilite et complète cette dernière intervention. Eile en permet une application plus fréquente et plus précoce.
8° Poursuivant dès le début l'efficacité du pneumothorax, on peut obtenir, dans des délais de 3 à 4 mois, de bons collapsus dans la proportion de 70 %.
La cure sanatoriale reprend dès lors toute son importance : les problèmes qu’elle soulève, ses exigences, les sacrifices qu’elle impose se trouvent simplifiés.
Une telle collapsothérapie précocement efficace imprime à la cure et à la post-cure une orientation
nouvelle.
Vu : Vu :
LE DoYEN : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE :
TIFFENEAU. TROISIER.
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