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assez soudainement un point de côté droit, assez violent, accompagné d’une oppression croissante, Aucun effort physique n’a précédé cet accident. L'examen objectit conclut à lexistence d’un pneumothorax lotal à droite.
Un cliché du 28 décembre monire un refoulement complet du poumon droit à gauche dé la colonne vertébrale. Cependant, une très volumineuse bande d’adhérences dessine une Jarge opacité qui relie le tiers supérieur du moignon pulmonaire à Ja région axillaire.
Le médiaslin et le cœur sont très fortement déportés sur la gauche. TT existe un épanchement liquidien modéré,
La ponction exploratrice ramène un liquide franchement purulent dont voici la formule
—— nombreux polynucléaires assez bien conservés;
— nombreux débris cellulaires;
— pas de germe à l’examen direct, ni sur gélose;
— très nombreux bacilles de Koch à l'examen direct.
La pression intra-pleurale est de +6+18.
L'importance des manifestations fonctionnelles oblige à opé-
rer du 31 décembre 1935 au 7 janvier 1936 trois exsufflations (300, 800 et 400 cc. d’air).
. Le 13 janvier 1936, une pleuroscopie est faite. L'opérateur distingue une «perforation en étoile de mer située en plein parenchyme, loin de toute adhérence, très hémorragique, entourée d’énormes fausses membranes et laissant de temps à autre sortir de petites bulles d’air ».
Le malade meurt le soir même. Pas d’autopsie.
Cette observation montre, chez un homme de 50 ans, Tévolution rapidement mortelle d’un pneumothorax spontané au cours d’une tuberculose très évolutive. Presqu’aussitôt la pleurésie purulente tuberculeuse est venue compliquer l’épanchement gazeux.
Dans ce type de pneumothorax tuberculeux, le problème pathogénique est des plus clairs : ouverture dans la plèvre d’une caverne tuberculeuse superficielle. Toutefois, cette éventualité se voit rarement à cet âge.
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OBSERVATION V . fs
(que M. le Docteur COURCOUX à bien voulu nous communiquer)
M. Mor.., âgé de 58 ans, était un homme très robuste jusqu’à l'été dernier. Il a vécu l'exode de juin 1940 dans des conditions extrêmement pénibles qui Pont laissé très fatigué. Il était demeuré en province.
Au milieu du mois de septembre 1940, il fait une crise hémorroïdaire au cours de laquelle se manifeste une dyspnée progressivement croissante en même temps que sa température s'élève très régulièrement pour atteindre 40° en huit jours.
Le médecin de lendroit diagnostique, le 22 septembre, un pneumothorax Spontané total à gauche et prescrit des injections de camphre. La tension artérielle systolique est à 14.
Après un plateau de quelques jours, la température descend progressivement et se maintient ensuite entre 37° et 38° pendant un mois.
La dyspnée demeure vive. Le malade peut néanmoins regagner Paris le 16 octobre. Il consulte le docteur AzouLax le 22 octobre. Ce dernier constate radiologiquement un pneumothorax gauche, total, avec épanchement liquidien modéré. Dans le moignon bridé à sa partie moyenne, il distingue une image d'apparence géodique. Enfin, il note un énorme déplacement cardio-médiastinal vers la droite avec hernie médiastine accu- . sée. Tension artérielle : 13-5,
Le docteur COuURCOUX voit pour la première fois ce malade le 15 novembre, deux mois après le début des accidents. Il trouve le malade fatigué, en proie à une gène respiratoire extrême et lui conseille d'entrer à l'Hôpital de Bon-Secours.
Là on pratique, à la date du 14 novembre, une ponction évacuatrice de l’épanchement liquidien que l’examen radioscopique a montré abondant. On retire deux litres d’un’ liquide verdâtre, séro-purulent, qui renferme « d’assez nombreux bacilles de Koch, souvent granuleux et fréquemment disposés en amas. Pas de germes associés à l’examen direct. Les cultures sont négatives. »
L'évacuation ‘pleurale ‘soulage immédiatement le malade et l’on constate à l'écran une nette diminution du déplacement cardio-médiastinal. Mais on observe, en outre, dans le parenchyme, beaucoup moins collabé, une caverne assez volumineuse, aux contours fortement opaques. Elle siège à la partie moyenne et, semble-t-il, à distance de la superficie; le poumon droit et