I. - Mode de début
Le pneumothorax peut s'installer à bas bruit, sans douleur thoracique. Tout au plus, le malade se souvientil plus tard d’avoir, un jour, éprouvé un vague point de côté qui ne l’a pas alors empêché de poursuivre son Havail. Peu à peu, cependant, il s'inquiète d’une oppression augmentant à l'effort. II tousse un peu et, s’il se décide enfin à voir un médecin, il se plaint seulement de troubles respiratoires trop indécis pour orienter l’esprit vers le diagnostic de perforation pleuro-pulmonaire.
Le pneumothorax latent est une découverte de l’examen objectif ou radioscopique.
Farfois, au contraire, la perforation chez l'individu
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âgé détermine la symplomatologie dramatique habituellement observée chez l’adulte jeune :
—— douleur thoracique soudaine, déchirante, d’un côté,
—— tantôt elle survient à l’occasion d’un effort plus ou moins violent, d’une secousse de toux, d’une forte inspiration,
— tantôt elle apparaît sans cause appréciable : ce fut le cas pour nos trois malades;
— gène respiratoire progressivement croissante avec soif d’air et polypnée;
— cyanose des lèvres, accrue par les secousses de toux sèche;
— angoisse profonde, sueurs profuses.
Il va sans dire que ce tableau impressionnant évoque aussitôt l’idée d’un syndrome pulmonaire aigu que lexamen objectif vient confirmer.
Enfin, le pneumothorax peut s’annoncer par une dyspnée solitaire progressivement croissante, en coexistence avec une élévation thermique plus ou moins forte: ainsi commença le cas de M. Courcoux. Et la dyspnée persista en s’aggravant pendant plusieurs semaines jusqu'à lPévacuation massive du liquide pleural, évacuation qui ramena le calme au patient.