EVOLUTION
L'évolution de l’épanchement gazeux n'est pas univoque. En certains cas de pneumothorax graves, la mort survient en quelques jours, voire même en quelques heures. Tel le cas rapporté par LAËNNEG. Il paraît légi-, line, en pareille occurrénce, de suspecter un mécanisme de fistule pleuro-pulmonaire à soupape. Du reste, la mesure de la pression intra-pleurale montrant des chiffres fortement positifs plaide en faveur de cette hypothèse. Des évacuations d’air importantes et répétées sont impuissantes à. contrebalancer l'accroissement de .la tension intra-pleurale. La. compression : médiastinale augmente, le malade asphyxie, les troubles cardio-vasculaires graves surgissent et le malade succombe dans un tableau d'insuffisance cardiaque aiguë et d’asphyxie.
Il est à noter que cette terminaison fatale semblait la fin habituelle du pneumothorax des vieux si l’on s’en Hent aux observations du siècle dernier. Les malades de LAËNNEC, de RÉCAMIER, de ZAHN, par exemple, ont tous succombé rapidement. | |
Mais les observations plus récentes —— et deux des nôtres en particulier — montrent que le pneumothorax des vieux ne comporte pas toujours une issue aussi malheureuse. Certains guérissent et guérissent même parfois sans avoir présenté aucune complication. Rap-' pelons les deux. cas d’AzZouray. Les deux malades trainaient depuis plusieurs années un pneumothorax simplé, sans épanchement liquidien. Dans notre observation FE, d'autre part, on voit un pneumothorax spontané tuberculeux se résorber en cinq mois, après s’être compliqué d’un léger épanchement de liquide,