‹ Le pneumothorax spontané après la cinquantaineChapitre 30 sur 49 · SARA · texte numérisé non relu

SARA

comba plusieurs mois après la résorption de lépanchement gazeux.

En somme, le pneumothorax, dans ce cas particulier, a pris les allures d’un épiphénomène sans retentissement sur la marche de laffection.

2° Pneumothorax et emphysème généralisé. -— GaAL- LIARD, en 1892, écrivait que le pneumothorax des grands emphysémateux constituait une rareté. Il en avait réuni 12 observations dont 4 se rapportaient à des sujets de plus de 50 ans. Tous 4 avaient succombé. Le premier était le malade de RÉCAMIER (pneumothorax bilatéral), les trois autres étaient signalés par ZAHN avec vérification anatomique. À vrai dire, nous sommes très sceptique sur la valeur de ce cadre nosologique êt nous pensons que l’emphysème généralisé pur n’est pas, en lui-même, générateur de pneumothorax. Nous reviendrons sur celte question au chapitre pathogénique. I nous parait plus exact de ranger ces cas exceptionnels et anciens dans le cadre :

— soit des bulles sous-pleurales rompues; — soit des kystes pulmonaires rompus.

3° À propos du pneumothorax au cours de l’asthme, nous élevons les mêmes réserves.

CASTEx et MAZzEr ont péniblement relevé une douzaine de Cas dans la littérature mondiale. Deux de ces sujets avaient dépassé la cinquantaine. L’un a guéri, l’autre est mort. En fait, nous inclinons à penser que le pneumothorax fut la conséquence de la rupture de bulles emphysémateuses sous-pleurales à l’occasion des efforts de la crise asthmatique.

Là encore, nous jugeons excessif d'accorder un rôle étiologique spécial à l'asthme dans lapparition du pneumothorax chez le sujet vieux. Tout au plus, peut-on concéder à l’asthme un rôle de déclenchement.

Les cas de pneumothorax spontané chez les grands emphysémateux et les asthmatiques doivent être, à notre avis, rangés parmi les faits de pneumothorax idiopa- . tiques des vieux.

HIT. — Pneumothorax spontané idiopathique après la cinquantaine.

En certains cas, le pneumothorax survient sans cause apparente chez un sujet âgé.

Tel le malade de SERGENT.

Tels les deux malades d’'AZOULAY.

. Lorsque l’évolution en est favorable on se trouve réduit à échafauder des hypothèses sur la cause de l’accident. Le problème se trouve posé de façon exactement semblable chez le sujet âgé et chez l’adulte jeune. Mais quelques cas de pneumothorax essentiels mortels ont permis de découvrir, .sur le cadavre, la nature des lésions. L’éventualité n’est pas très fréquente. Klle se présenta pourtant chez notre sujet IT.

A la lumière de cette vérification anatomique, à la faveur aussi des rares autopsies qui furent antérieurement pratiquées dans des circonstances analogues (ZAHN, FISCHER- WASELS et HAYASHI), il est permis désormais de concevoir assez valablement la cause de ces pneumothorax apparemment essentiels,

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