‹ Le pneumothorax spontané après la cinquantaineChapitre 31 sur 49 · PS · texte numérisé non relu

PS

Mais, avant d'exposer les résultats de ces travaux anatomiques, il convient de rappeler la théorie qu'ont admise SERGENT et PiGNoT pour expliquer la cause du pneumothorax spontané. À vrai dire, ces auteurs s’intéressaient seulement aux pneumothorax spontanés bénins, dits des « conscrits ». Toutefois, l’une de leurs observations concernait un homme de 50 ans. Nous ne sortons donc pas du sujet, d'autant plus que les deux observations d’AZOULAY ont trait également à deux. pneumothorax spontanés bénins du vieux.

Pour SERGENT, la rupture d’une bulle d’emphysème - pathogénie admise par GALLIARD — ne saurait à elle seule provoquer la perforation pleuro-pulmonaire. Il attribue le pneumothorax à la déchirure d’un nodule tuberculeux cicatriciel sous-pleural. A la lésion parenchymateuse s’adjoint une réaction pleurale cicatricielle — bride, adhérence — contemporaine du développement du nodule tuberculeux. Bien entendu, il s’agit là de ‘tuberculose latente, cicatricielle, aucunement évolutive.

Sous l'influence d’une poussée congestive en ce point — à la suite d’un refroidissement — sous l'influence d'un tiraillement brusque par effort, cette épine cicatricielle peut se déchirer et provoquer le pneumothorax.

Cette opinion demeure plausible en certains cas.

Nous ne développerons pas les arguments qui viennent s'inscrire en faux contre cette théorie tuberculeuse du pneumothorax spontané bénin. COURCOUX et LEREBOUL.- LET, WETTERWALD, dans sa thèse, défendent au contraire la théorie non tuberculeuse du pneumothorax

spontané bénin. Tous les travaux modernes viennent appuyer leurs dires.

Ces auteurs reviennent, sous une forme pourtant sensiblement différente, à la théorie de la rupture d’une bulle emphysémateuse entrevue par GALLIARD et jadis par DEVILLERS. -

Chez les sujets âgés, le problème étiologique se pose de façon très semblable et les conclusions ‘de COURCOUX lui sont rigoureusement applicables.

Toutefois, il importe de souligner une différence capitale du point de vue du pronostic entre les pneumothorax idiopathiques du vieux et du jeune.

Chez le vieux, l’évolution n’est pas toujours heureuse. Certains guérissent, d’autres meurent, témoin notre observation III.

Sans doute, trouve-t-on, dans la moindre résistance du système cardio-vasculaire du sujet âgé, l'explication des cas d'évolution mortelle.

Mais ce point mis à part, le pneumothorax idiopathique du vieux appelle les mêmes considérations étiologiques que celui du jeune adulte.

Le pneumothorax apparemment essentiel du vieux à pour origine la rupture en plèvre libre de cavités aériennes sous-pleurales.

Tantôt sont en cause ces bulles sous-pleurales d’emphysème circonscrit, décrites sous des noms divers par FiscHER-WASELS et HAYASHI, par MILLER, KJAERGAARD, ParDaL et Mazzer. Sur l’origine de ces bulles, sur le mécanisme de leur développement et de leur rupture, nous nous expliquerons dans l’exposé de la pathogénie,

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