‹ Le pneumothorax spontané après la cinquantaineChapitre 36 sur 49 · II. __ Pathogénie du pneumothorax spontané au · texte numérisé non relu

II. __ Pathogénie du pneumothorax spontané au

cours des scléroses pulmonaires.

1° Les preumokonioses. -— Dans le service de notre Maître Monsieur le Docteur CARRIÉ, à l’hôpital Tenon, nous avons eu récemment l’occasion de faire l’autopsie d’un vieillard. Cette autopsie nous a inspiré quelques réflexions qui s’appliquent à notre sujet.

C'était un vieillard de 70 ans, mort brusquement au cours d’une insuffisance cardiaque débutante. Déjà, nous avions été surpris de voir sur le cliché pulmonaire des opacités nombreuses, de taille très variable dans ses deux champs pulmonaires. Le melade toussait peu, et ses rares crachats ne renfermaient pas de B.K. même après homogénéisation. Aussi avions-nous soulevé l'hypothèse d’une pneumokoniose, car ce vieillard avait exercé la profession de mouleur.

L’autopsie confirma notre opinion. Les deux poumons étaient absolument noirs d’anthracose, semés de volumineux noyaux très durs, sans trace de, lésions tuberculeuses. De plus, les deux sommets montraient des bulles gazeuses sous-pleurales, de tailles diverses. La

plus grosse, au sommet droit, atteignait le volume d’un œuf de poule, sa cavité offrait l’aspect en « beignet soufflé ». Aucune n’était rompue. Elles adhéraient à la plèvre, mais il n'existait pas de pneumothorax.

Raisonnant par analogie, nous pensons que le pneumothorax du vieux mineur, que rapporta BRULÉ, fut peut-être consécutif à la rupture d’une ampoule emphysémateuse sous-pleurale, née sur un poumon atteint de silicose.

Par malheur, dans le cas de BRULÉ, la résorption du paeumothorax précéda de plusieurs mois la mort du malade. L’autopsie ne put ni localiser la perforation, ni préciser sa cause.

On voit donc l’importance très grande que lon doit attribuer à la rupture des bulles emphysémateuses souspleurales dans la pathogénie du pneumothorax au cours de cette variété de sclérose pulmonaire que sont les pneumokonioses.

Néanmoins, nous devons signaler que ROUBIER ne trouva pas de bulle d’emphysème à l’autopsie d’un homme de 41 ans atteint de pneumothorax double par silicose, mais simplement une cicatrice en éloile au sommet de chaque poumon.

2° Le pneumothorax des grands emphysémateux.

La pathogénie nous paraît analogue à celle du pneumothorax des pneumokonioses. |

De fait, ZAHN, à l’autopsie de ses trois cas, constata à la surface du poumon des ampoules d’emphysème dont la grosseur variait de celle d’un pois à celle d’un œuf de poule. Elles portaient une perforation linéaire.

À notre avis, ces Cas anciens concernaient :

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