‹ Le pneumothorax spontané après la cinquantaineChapitre 40 sur 49 · LOS · texte numérisé non relu

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leur nature histologique, de l'emphysème scléro-atrophique localisé décrit par LETULLE.

Ces bulles sous-pleurales sont développées à partir d’un tissu de cicatrice, reliquat d'une inflammation localisée de date ancienne. À quelle affection ressortit ce foyer cicatriciel ?

Là les avis sont partagés.

Pour FIScHER-WASELS, la fuberculose serait presque (oujours en cause. Il s’agit de foyers totalement éteints et qui ont perdu tout caractère de spécificité histologique. Ainsi, par un détour, le pneumothorax spontané, idiopathique, serait lui aussi tuberculeux, du moins dans les lésions initiales qui ont provoqué la naissance des bulles. à

Mais d’autres auteurs sont d’un avis contraire et pensent que de banales lésions de pneumopathie aiguë peuvent créer des îlots de tissu cicatriciel où se développent ultérieurement des bulles sous-pleurales.

Les pneumokonioses, nous l’avons dit, peuvent engendrer l’apparition de bulles sous-pleurales. La syphilis a été incriminée par CORDIER. Son rôle semble pour le moins difficile à démontrer.

EN RÉSUMÉ, selon FISCHER-WASELS, PARDAL et MAZZEI, la genèse du pneumothorax spontané idiopathique serait habituellement celle-ci :

k -— Existénce en certains points de la corticale pulmonaire — au sommet habituellement — d’ilots de: üssu cicatriciel sans spécificité, reliquat d’une atteinte parenchymateuse localisée et ancienne, peut-être tuberculeuse.

— Développement sur ce tissu cicatriciel de vésicules

puis de bulles d’emphysème circonscrit par un mécanisme d’atrophie des parois alvéolaires et d’obstruction bronchique incomplèle. Ces bulles s’insinuent sous la limilante élastique interne de la plèvre qu’elles dissèquent à la faveur d’une sclérose pleurale concomitante.

— Réalisation du pneumothorax par rupture de la bulle sous-pleurale à laquelle concourent :

— l'excès de tension intra-vésiculaire; — les tiraillements pleuraux, à l’occasion parfois d'un effort physique.

Cette explication pathogénique convient sans doute pour expliquer la généralité des faits.

Mais, en certains cas, les vésicules rompues ne $s’appuient sur aucun îlot parenchymateux de tissu cicatriciel.

C’est ainsi que les coupes histologiques, dans notre observation IT, ne montrent aucun tissu de cicatrice à la base des ampoules aériennes.

KJAERGAARD, d’ailleurs, avait observé des faits analogues et distinguait, en conséquence, deux sortes de vésicules avec ou sans îlots cicatriciels.

Force est donc, devant ces cas, d'admettre, avec SCHMINCKE, l'existence = pour lui exceptionnelle — de bulles sous-pleurales par malformation embryologique.

Pour nous, une autre hypothèse paraît tout aussi soutenable et nous l’avons adoptée : ces formations gazeuses sous-pleurales isolées sont des petits kystes pulmonaires véritables.

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