‹ Le pneumothorax spontané après la cinquantaineChapitre 42 sur 49 · I. — Pronostic immédiat · texte numérisé non relu

I. — Pronostic immédiat

Nous y avons assez longuement insisté pour nous épargner d’amples développements ici.

Rappelons que le pronostic au début et dans les premiers jours du pneumothorax est fonction :

— dune part, du type de la fistulé broncho-pleurale (gravité des pneumothorax « à soupape » ou suffocants);

— d'autre part, de lPétat antérieur de l’appareil cardio-vasculaire qui conditionne les réactions circulaloires au moment des déplacements médiastinaux.

Et cela, quelle que soit l’étiologie du pneumothorax : tuberculeux ou idiopathique.

IT. -— Pronostic éloigné.

On serait tenté d'appliquer au pneumothorax du sujet âgé les conclusions auxquelle aboutissait Hanus, en 1938, sur le pronostic du pneumothorax spontané en

sénéral.

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L — 8l Cet auteur distingue trois formes :

1° Le pneumothorax idiopathique, son pronostic est excellent, son évolution constamment favorable;

2° Le pneumothorax survenant au cours de processus pulmonaires destructifs, tuberculeux en général. Il est grave, la brèche ne montre aucune tendance à se cicatriser, la fistule persistante entretient dans la cavité pleurale une infection permanente. C’est le pronostic du pyo-pneumothorax tuberculeux ;

93° Enfin, le pneumothorax spontané favorable des tuberculeux. Il évolue comme le pneumothorax idiopa-

thique — dont il partage peut-être la pathogénie non infectieuse — 1l peut réagir favorablement sur les l6-

sions pulmonaires sous-jacentes qui sont d’ailleurs discrètes.

Ces conclusions ne conviennent pas intégralement au pneumothorax de l’homme âgé.

Il est vrai que le pneumothorax par ulcération d’une caverne tuberculeuse superficielle, comporte, avec la. constitution d’une pleurésie purulente bacillaire, un

. sombre pronostic chez le sujet âgé (observation IV).

Il est vrai, à l’opposé, que chez lui certains pneumothorax tuberculeux ne se compliquent pas et produisent même d’heureux effets sur les discrètes lésions parenchymateuses (observations I et I).

Par contre, on peut voir, après la cinquantaine, des cas embarrassants de pneumothorax tuberculeux (obs. V). On hésite à se prononcer sur l'avenir de cet

homme : d’une part, le pneumothorax spontané — et entretenu — exerce une heureuse action sur sa caverne

Es Mate MRC AM

tante

tuberculeuse isolée. Le malade va beaucoup mieux, est apvrétique et ne crache plus de bacilles.

Mais, d’autre part, sa pleurésie séro-purulente à bacilles de Koch nous inspire quelques réserves. Cette forme intermédiaire en tous points de pneumothorax tuberculeux chez un homme de la soixantaine sera, certes, intéressante à suivre dans l’avenir en faison de sa rareté.

Dans un autre ordre d'idées et toujours à l'encontre de l'opinion de HAXUS, nous pensons que le pronostic du pneumothorax idiopathique, du moins chez le vieux, n’est pas constamment favorable.

Certains guérissent : les deux cas rapportés par AZOULAY illustrent la bénignité de cette forme. Cet auteur admet l’existence d’une fistule broncho-pleurale fine, à soupape discrète et une plèvre qui ne réagit pas. Le trajet fistuleux serait long et sinueux; il pourrait filtrer les germes (?). La persistance de la fistule serait liée à la non-rétraction des lésions privées de fibres élastiques.

Puis la plèvre, peu à peu, s’épaissit et tend à se sympvhyser, ce qui entraine finalement la guérison.

Mais d’autres pneumothorax, apparemment essentiels, des vieux meurent : ainsi notre observation HE, après celles ‘de ZAHN. Peu importe que l’on dénomme bulles sous-pleurales, emphysème ampullaire ou kystes pulmonaires les cavités aériennes rompues que découvre lPautopsie. Il s'agissait bien de pneumothorax idiopathiques de vieux et ils ont été mortels.

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