Dans les premiers jours
C’est le traitément classique de la perforation pleuropulmonaire avec état de shock plus ou moins caractérisé. Mais l’âge du malade impose une vigilance plus +rande, en raison du risque de collapsus cardio-vasculaire particulièrement à craindre après la cinquantaine.
Schématiquement, la thérapeutique poursuivra un
triple but :
—— Lutter contre la compression médiastino-cardiaque des pneumothorax à soupape par les exsufflations. Une surveillance très fréquente des chiffres de pression intra-pleurale et de l’image radiologique jointe à linterprétation des manifestations fonctionnelles — dyspnée, cvanose — sont indispensables pour pratiquer en temps utile les décompressions nécessaires. En présence de certains pneumothorax suffocants, il peut être indispensable de laisser en place un trocart de Cardis;
— Soutenir par principe l'appareil cardio-vasculaire. Nous avons, certes, dit et répété que certains malades, même très âgés, supportent parfaitement leurs déplacements médiastinaux. Il s’agit sans doute de sujets dont le myocarde était en excellent état. Néanmoins, la
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prudence commande l’administration systématique des. lonicardiaques et des analeptiques vasculaires (ouabaïne intraveineuse, camphre, spartéine, coramine);
—— Apaiser la douleur, l'agitation, la dyspnée par la prescription de calmants et d’analgésiques. On ne doit aucunement hésiter à faire des injections répétées de morphine pour rendre le calme au patient. À noter toutefois que Pévacuation pleurale d’air ou de liquide (observation V) constitue le véritable traitement de l'oppression thoracique.