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vation de pneumothorax tubereuleux compliqué de pleurésie bacillaire, d'évolution plutôt favorable, chez un homme de 58 ans. Nous exprimons à M. CourcOoUx toule notre gratitude, | %
Nous avons -olané, dans la littérature médicale, un petit nombre de cas, variables par leur étiologie et leur évolution.
L'étude de ces faits antérieurs, ajoutée à l’examen de nos cinq observations, nous a permis d’ébaucher laspect clinique et évolutif, l'étiologie et le mécanisme pathogénique du pneumothorax spontané au-delà de la cinquantaine.
Nous remercions M, André HaxauTr de ses conseils et nous tenons à exprimer noire vive reconnaissance à noire Maître, Monsieur le Docteur BARIÉTY, qui a bien voulu inspirer et diriger ce travail. Les circonstances présentes ne nous ont malheureusement pas permis d'y apporter toute la recherche et tout le soin que nous aurions aimé consacrer à un sujet qui le mérite.
C’est pourquoi nous prions notre Maître, Monsieur le Professeur Jean Troisier, de vouloir bien nous pardonner les lacunes de cette thèse et nous le remercions très respeclueusement d'avoir bien voulu en accepter la présidence.
Il nous sera permis de remercier notre Maitre, Monsieur le Docteur AMEUILLE, pour le solide enseignement! et le goût de la recherche que nous avons reçus de lui et dont nous souhaitons garder l'empreinte.
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La: thèse d’Irarp, parue en 1803 : « Dissertation sur le pneumothorax ou les collections gazeuses qui se forment dans la poitrine », était fondée sur dix observations dont aucune ne s’appliquait à un sujet de plus de 59 ans.
Par contre, la première observation de pneumothorax spontané que publie LAËNXNEC, en 1819, dans son « Traité de l’auscultation médiate », concerne précisément un homme de 65 ans.
La voici brièvement résumée: « Pneumothorax simple chez un homme attaqué de phtisie pulmonaire latente. »
Le sujet, âgé de 65 ans, en bonne santé apparente. encore qu'il toussàât depuis deux ans, éprouve brusquement, le 15 octobre 1816, des coliques violentes et meurt dans la nuit même.
L'aulopsie montre un épanchement gazeux occupant le quart de la cavité thoracique droite. Pas de fausses membranes ni de liquide. Adhérences pulmonaires « vers la partie latérale moyenne de son lobe supérieur, par un faisceau de lames séreuses accidentelles de la grosseur d’un pouce ». À la base de l’adhérence existe une petite ouverture ovale à la surface du poumon
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communiquant avee une caverne située dans le lobe supérieur droit et mesurant le volume d’une orange.
Par ailleurs, lésions étendues et bilatérales, ulcéronodulaires tuberculeuses avec une grande caverne dans le lobe supérieur gauche.
En outre, dans le même chapitre de son traité, LAËN- NEC rapporte une observation de pneumothorax double chez un homme de 60 ans. Ce cas lui avait été signalé par RÉCAMIER. Il fut également mortel et GarLLIARD Île range dans le cadre du pneumothorax spontané des grands emphysémateux dont on connaît, du reste, l’extrème rareté.
GALLIARD, en 1892, dans sa remarquable étude sur le pneumothorax, marque la faible fréquence du pneumothorax des vieux et, pour illustrer cette notion, reproduit un tableau statistique dressé par WEST : sur un total de 98 observations, cet auteur ne relève qu’un seul pneumothorax entre 50 et 60 ans.
GALLIARD lui-même, à propos du pneumothorax spontané des grands emphysémateux, relève quatre hommes de plus de 50 ans sur le total de douze observations qu’il a trouvées dans la littérature.
Le premier de ces quatre cas n’est autre que le pneumothorax double signalé par RÉCAMIER chez un homme de 60 ans.
Les trois autres observations avaient été publiées par ZAgN, et comportaient la vérification anatomique car les trois hommes avaient succombé. Ils étaient âgés de 55, 56 et 61 ans. L’autopsie de ces trois sujets permit de découvrir, à la surface du poumon, des ampoules d'emphysème dont la grosseur variait de celle d’un pois à celle d’un œuf de poule. Elles portaient une perfora-
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lion linéaire, signature de la perforation pleuro-pulmonaire.
GALLIARD encore, au chapitre du « Pneumothorax des conscrits », tout en marquant la singulièré fréquence de cette forme bénigne de perforation chez lindividu jeune, ne manque cependant pas de dire que sur trentedeux cas de pneumothorax bénin on relève deux hommes de plus de 50 ans. Ainsi, nous voyons, pour la première fois, rapportés deux cas de pneumothorax des sujets âgés avec évolution favorable. Et déjà GALLIARD incriminait dans la pathogénie de ces pneumothorax bénins la rupture probable de quelques vésicules d’emphysème latent, soit à l’occasion d’un effort, soit sans cause appréciable. .
Pendant une longue période, la question du pneumothorax spontané demeure en sommeil, en France tout au moins. Mais depuis une dizaine d'années, de nombreux travaux, en France comme à l’étranger, viennent ranimer ce sujet. |
En 1930, SERGENT et PIGNOT rapportent, parmi d’autres observations, celle d’un homme de 50 ans, de robuste constitution, mais tousseur invétéré qui, à l’occasion d'un effort violent, au cours d’une partie de football, fit un pneumothorax total à début brutal avec douleur déchirante et suffocation. C’était la troisième fois que survenait pareil accident et toujours dans les mêmes conditions. Le premier accident était vieux de 20 ans. À noter que le sujet avait eu dans sa jeunesse une hémoptysie qui n'avait laissé aucune trace. Pour SERGENT, cet homme était atteint de tuberculose larvée floride. Et äans cette même publication, SERGENT défendait la
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théorie tuberculeuse du pneumothorax sponñtané idiopathique avec ou sans effort.
En 1933, BRULÉ, HUGUEXIN, HILLEMAND et GILBRIN publient une observation de pneumothorax spontané au cours d’une pneumokoniose, sans tuberculose anatomiquement décelable. Nous la résumons :
C.. Charles, 55 ans, travaillait depuis 37 ans dans les mines du Nord. Il éprouve un jour, à l’occasion d’un effort, un violent point de côté à droite. L’examen radioscopique révèle un pneumothorax droit presque total compliqué d'un petit épanchement liquidien. Comme le malade était oppressé et toussait depuis longtemps, comme il avait présenté quatre ans plus tôt une hémoptysie, on crut à un pneumothorax tuberculeux. Sur le cliché radiologique, du reste, le parenchyme pulmonaire était semé de nodules fins, bilatéraux.
Pourtant, toutes les recherches de B.K. dans lexpectoration demeurent négatives.
Quatre mois après l'accident, le pneumothorax est entièrement résorbé et les images micro-nodulaires sont inchangées.
Les crises dyspnéiques s’accentuent malgré la guérison du pneumothorax et le malade meurt onze mois après son entrée à l’hôpital.
L’autopsie ne montre aucune lésion tuberculeuse dans les poumons mais, par contre, des aspects anatomiques et histologiques de pneumokoniose diffuse. ‘
AzouLay, en 1936, édifie son article sur « Le Pneumothorax spontané bénin pur à évolution chronique », sur deux observations de sujets âgés. Les voici résumées :
l'e observation. -— Mme C..., 55 ans, consulte, en 1932,
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pour une dyspnée d'effort avec toux quinteuse, qui remonte à janvier 1929, et que l’on met sur le compte d’une légère hypertension.
Cliniquement, elle présente les signes objectifs d’un pneumothorax droit. À
Le cliché radiographique montre un pneumothorax total pur à droite. Pas daltérations parenchymateuses visibles. Pas de B.K. dans les crachats. L’état général est excellent, mises à part les poussées intermittentes de catarrhe bronchique.
Quatre ans plus tard, en juin 1936, le pneumothorax persiste sans apporter aucune gêne dans Ja vie de la malade.
2° observation. —— M. M.., 57 ans, éprouve, en décembre 1932, un violent point &e côté à la base droite pendant qu’il marchait. I] continue pourtant ses occupabons. Il ne tousse ni ne crache, mais présente une cerlaine cyanose des lèvres.
Radiologiquement, on découvre un pneumothorax droit, presque total, bridé vers la partie moyenne du poumon. Le moignon est très affaissé, le diaphragme abaïissé, peu mobile. Le médiastin et le cœur sont déviés sur la gauche. On ne voit pas de traces de liquide. Aucune altération parenchymateuse visible. La pression intra-pleurale est de + 10 Je
Pas de B.K. dans les crachats.
La cuti-réaction est négative...
L'évolution de cet épanchement purement gazeux est longue et torpide, sauf au moment des poussées de catarrhe bronchique durant lesquelles la dyspnée s’accroit notablement. R
rte - Voilà donc deux cas de pneumothorax spontanés, non lubereuleux, d’allure bénigne et d'évolution favorable chez des gens âgés. 4 ie Enfin, Castex et Mazzer, en 1938, à propos du pneu- = mothorax spontané au cours de l'asthme, relèvent sur une statistique mondiale, « groupant à peine douze obserpc cas de:53 at; 19%: ARS." 40).
= qe cas, de CASIELLO :
Homme de 53 ans, présentant dés crises d'asthme depuis quelques années. ne Pneumothorax droit sans.épanchement liquidien. "Ce pneumothorax a duré 55 mois puis $ sest résorbé. FE AR cas, de FAULKER- WAGxER : SUV AE EE o 0 27 Let
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Hoïline’ sde 59 ans, asthmatique depuis Plusièurs an. nées; présente un pneumothorax gauche, sans, liquide.” Décer Pur PL TR NU QE NME ee pr Par ces quelques exemples relevés dans‘ 1à littérature” médicale depuis’ 140 ans dia aperçbit: d'abord” la rareté du pneumothorax Spontsns après 50 : ans, ‘mais aussi la diversité de ses aspects étiologiques, et. évolutifs. L'examen de nos'propres (PSE UAONES confirme encore cette opinion. ÉUERUe EC Ea
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