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APPENDICE
scr une certaine c»-oyanco rcligiouso qui aKribuait ai-; corps célestes une substance divine et, pnr conséquent, éternelle. Il parle ici h |)eu près comme Salomon : « Ils orjt pensé que le feu ou les cercles des astres, ou les lumières du ciel étaient des dieux qui gouvernaient le monde. » Sagesse, xiii, 2. ~ Pour détruire une superstilion assez innocente, les épicuriens en établissaient doctement une autre bien plus accablante.
Page 32G, ligne 20. — U?i hasard malheureux.,,
Quidvc in.ili fufr.it nobis non cso nvntis? (V, 170.) ... Qiiitl obrst non csso crcatuni? (V, 180.)
Lucrèce semble dire comme Lamartine :
Si l'on m'eût consulté, j'aurais refusé rciro.
Page 32G, ligne 23. — Des crMiofis nouvelles...
Ces idées do Lucrèce ont frappé André Cliénicr. Dans son llcnncs, dont il se proposait de faire une sorte de « de rerum natura, » et cpii est à peine ébauché, il phice en note, comme pierre d'allente, celle pensée : a La terie est éternellement en mouvement. Chaque chose naît, meurt et se dissout. » Il ajoute, en républicain ; « Cette particule do terre a été du fumier, elle devient un trône, et, qui plus est, un roi. » Plutarquc avait dit : a Ne plus, ne moins que l'imager d'une mesmo masse d'argille peut former ûqs> animaux, et puis les confondre en masse, et puis derechef les reformer et derechef les reconfondre; aussi la nature dune mesme matière a jadis produit noz ayeulx et puis après consécutivement a procréé nos pères, ei puis nous après et de nous par tour en engendrera d'autres et après d'autres de ces autres. » Cons. à ApolL, 10.
Page 329, ligne 5. — Cne sombre peinture. Nous ne citons pus les morceaux connus de Pline et de BufTon. — Bossuet dit : a Nous saluons tous, en entrant au monde, la lumière du jour par nos pleurs, et le premier air
APPENDICE
(|uo nous respirons nous sert à pousser des cris. » Orais. [un. (le Gornai. — « Infanlia a (Iclu orditur hanc lucem. « Saint Augus'in,CiM de Dieu, XXI, 14. — « Primam voceni plorationis edimus, merilo quidem, ulpolc vallcm plorationis ingressi. » Saint Bernard, Sermon sur la Passion. — « Aspice nudum et informem inler vagitus et lacrymas nasrentem, etc. » Pétranpie, de Conlemplu mundi. — Les beaux vers de Lucrèce se sont emparés des âmes les plus
religieuses.
Mais t(»us ces écrivains trouvent des raisons de se consoler. Vax revaiM-ho, lo pauvre Léopardi, accablé par dru\ maladies mortelles, condamné par les médecins à vivre sur la croupe désolée du Vésuve, adhérait avec un douloureux enthousiasme à lacle d'accusation de Lucrèce contre la nature : « Ah! qu'il vienne donc ici celui qui exalte le sort de l'homme et qu'il voie combien nous sommes cliers à la nature aimante!... Mais il est un noble cœur, celui-lh qui ose soulever ses yeux mortels contre la destinée commune,... qui rejette la faute sur la vraie criminelle, la nature mère des hommes par l'enfantement, marâtre par la volonté, n Trad. de M. Marc Monnier. L'allusion à Lucrèce est évidente ;
Mortalcs tollcrc contra E3t orulos ausus, primu que obsistere contra. (I, CC.)
Page 331, ligne 1. — D'accord pour réfuter..,
Pline dit de l'homme : « l'iens animal ca?teris imperaturum. n Ilist. nnt., YII, 1.
Montaigne discute longuement, en les citant, les vers do Lucrèce. Es.'iais, II, 12.
Plularque répète ce qui a été dit par Platon, Euripide, etc. — Lucrèce n'a pas pensé qu'il allait bientôt se contredire en i)eignant dans ce mémo cinquième livre la civilisation naissante et les progrès de l'homme, de son industrie, do
ses arts.
Bossuet, en plu3 d'un endroit, attache une extrême im-
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APPKNDIOi:.
porfanco à monlrcr la supcTiorilô de 11, maux.
omme sur les ani-
fasc 331, ligne 27. - rient la mlnre sou, ,a main... Il y a dans liossuct, sur ce sujet, des pnqos admirables cl
1 ou, abriger, ,1 nous faut u.ctirc celle él,„,„e„ce en poustZ: , "" ■""' '=°""""P>«^ sans admiration ces meveil-
comme ,1 sait ménageries cléments, apr^s (nnt de cories do '-'■"Clos qu'il fait faire ,o„s lesjour^ a , plus inl ai ab e t
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monte jusqu'aux cieux... il a appris aux a;.res i lo , i,"c
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u" ur frr " T"" "•-■- ^ craindre que do son auteur. ,5emon ,„r la Mort. Le religieux .«opiio.le av-iii uss. celebiô le génie de l'homme dans un bea!. cliœu q
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l^Vif nr"V.'''^"^'''""°''"° '-'*« .raduit N.: .T..e,o nec violar. . correction do Lulmiann V 4018 Horace soutient cette théorio contre les stoïciens .^
Alquc ipsa utiliia,. J„„i prope ma.cr et xqui. r'».t H . («<«'•. I, 3, 08.)
auS iSi ^^'^•'"•^^ •""^^ ■■•'^"-^'-- '•...• repoussent
Aucoiitrauo les stoïciens, d'accord en cela a ce les „Ia tonicions, disent : a Avant la loi écrite il v .vv? ,
naturelle non-seulement plus ancir; ^J :;;;:;uX ':'
APPENDlGt:.
les cités, mais contemporaine du Dieu qui régit le monde la loi véritable et primilive est la raison môme de cette suprême intelligence. » Cicéron, de Legibus, II, 4.
Page 333, ligne 11. — Revaïiches du droit...
Voir le regret de l'épicurien Cassius disant à llrulus avant la balaillo de IMjilippos, où il allait mourir : « Je voudrois qu'il y cust des dieux, à fin (jue nous eussions confiance, non-seulement en si grand nombre d'arincs, de chevaux, de navires, mais aussi à leur secours , attendu que nous sommes aulliours et «h^leiiscurs do tr('s-l)(Mux, très-saints ot Irès-vertueux actes. » IMularque, liriilus, 37.
Page 334, ligne 5. —Uizn ne le louche...
a Cum Epicuro qiiiescere. » Fénèq., de Drevil. vil., M. — a OuGD maxima llpicuro félicitas videtur, niliil agere. • IJC Bctief., IV, 4.
a 0 la grande félicité, dont jouissent ces gens là, s'éjouïssant de ce qu'ils n'endurent point de mail N'ont-ils pas bien occiision de s'en glorifier en s'appelant égaux aux <lieux immortels! » Plutarque, Qjt'on ne peut vivre heureux, 7. — Les épicuriens disaient qu'on devait imiter les <nnimaux, dont toute la prudence consiste à fuir la douleur; l'Iutarque, là-dessus, les réfutait avec une bonhomie charmanie : « Quant aux animaux qui sont un peu plus gentils, et qui ont plus d'esprit, la fui(o du mal n'est point lo comble de leur bien : car quand ils sont saouls, ils se mettent aucuns h chanter, les autres à voler, et à contrefaire toute sorte do voix et de sons, en so jouant de guayetô de cœur, pour le plaisir qu'ils y prennent, monstranls par là que après qu'ils sont sortis du mal, la nature les incite à chercher et pour- 6uyvrc encoro lo bien. » Ihid.
1)0 là l'ennui : « In anguslo inclusic cupiditales, sine cxitu, so ipsae strangulant; indc mœror marcorque.» Séncq., de Trafiq., II, 8. « In villa, aut in lecto suo, in média soliludine, quamvis ab omnibus roccsserunt, sibi ipsi molesti
APPENDICL'.
sunt. » De Brevil, vil., II. - « ^^gcrest; immo mor(uu3 est. )) Ibiil., 43.
Lucrèco, m, 9i3-0i.j.
Page 334, ligne 24. — Le charme de ii mort.., \5n docteur ilo Iccolo cyrénaïquo, I.ifiuollo a de grands rapports avec l'école épicurienne, Ilég.isias a\ait fini par enseigner que niônio la volupté n'est rien, que les maux ' l'emportent sur les biens, et piochait avec tant dVIoquencc que lo roi Ptolcmco lui interdit la parole publique, parce que plusieurs do sos auditeurs s'étaient donné la mort 7Vsciil., F, 3/|.
La doctrine d'hpicure était plus vaillante, etdisait : c Ridiculum est currere ad mortem tacdio vitaî.n Sén., Lettres, 24. Ailleurs Sénèque, racontant la mort volontaire de Diodore, ajoute : « Negant ex décrète Kpicuri focis.^e.i De Vit. tcai., 11). Mais ces mots prouvent que la doctrine sur ce poio*. I. 'était pas très-expliiite.
FIN UK r'ArPKNDlCC.