Un prince doit être caranf
choc des nuages » A part la vérité d’observation sur la vitesse du son inférieure à celle de la lumière, il y a dans ces vers une preuve nouvelle de ce courage d’esprit peu commun dans l’antiquité, qui consiste à expliquer par des causes purement physiques des phénomènes qui étaient l’objet de l’universelle terreur.
Si, passant à un ordre de considérations différent, nous voulions constater les connaissances de Lucrèce en physiologie, nous pourrions citer des vers remarquables qui montrent que le poète n’était pas étranger à cette science. Nos physiologistes avouent ce qu’il dit de la nutrition, de la facile assimilation des substances réparatrices dans la jeunesse, « où le corps acquiert plus qu’il ne dissipe »
Plura sibi adsumunt quant de se cor[iora mittunt,
de la vieillesse où les pertes sont plus grandes que les acquisitions et où l’affaissement de la machine tourmentée , fatiguée par les objets du dehors ne peut plus résister à leurs chocs destructeurs *. » De