‹ Le poeme de Lucrèce morale, religion, science (volume 3)Chapitre 94 sur 104 · Giorgiques, II · texte numérisé non relu

Giorgiques, II

combien la nouveauté de ces problèmes physiques s’était emparée des esprits romains. Si Horace paraît avoir été peu curieux de science, bien qu’il fût épicurien et se reconnût en plus d’un endroit disciple de Lucrèce, un de ses amis, Iccius, élève sa pensée à ces hautes spéculations et recherche « les causes qui retiennent la mer dans ses limites , quelles influences règlent les saisons, si les astres errent dans l’espaee, animés de leur propre mouvement ou conduits par une volonté toute-puissante. »

Quæ mare compescant causas; quid temperet annum;

Stellæ sponte sua, jussaene vagentur et errent'. ...

Ovide, dans les Métamorphoses, fait traiter par Pythagore les problèmes épicuriens sur les astres , les nuages, la foudre: « Est-ce Jupiter, est-ce le vent qui produit le tonnerre ? »

Jupiter, an venti, discussa nube tonarent *. . . .

Ovide touche souvent à ces questions cosmogoniques; il envie ceux qui connaissent les grands phénomènes de la nature. N'est-ce pas à Lucrèce qu’il fait allusion, lorsque dans les h'astrs il s'écrie: « Heureux les génies qui les premiers connurent

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