‹ Le poème des champsChapitre 165 sur 181 · II. Page 163, vers · texte numérisé non relu

II. Page 163, vers

Ah! l'homme brandissant en tous lieux sa cognée...

Pour comprendre combien les déboisements, les défrichements intempestifs et souvent irréparables, accu-

NOTES Mi T)

p« tenu tout ce qu'elle semblait promettre, a néanmoins donné au xix= siècle la forme la plus éclatante du ly;isme et de l'élégie.

Les franchises littéraires, si victorieusement acquises pir les maitres, ont donné à tous ceux qui viendront après eux un merveilleux instrument pour traduire le \Tai; — une langue aussi riche, aussi souple, aussi Lbre à tout dire que le latin de Virgile ou le grec d'Homère.

En ce qui concerne la poésie rurale, ce n'est certainement plus la forme, simple, large, expressive et noble encore dans son réalisme le plus saisissant, ce n'est plus h forme qui a tort.

III. Page 200, vers 15, et pages 201-202. Laprade... Brizeux... Houssaye... Montlaur...

Les Idylles héroïques ont montré que M. de Laprade était fait, lui, pour réaliser mon rêve. Il en eût du moins traduit puissamment toute la grandeur, toute la majesté. Qui peut dire qu'il n'eût pas eu aussi, quand il l'eût voulu, la simplicité familière et le laisser aller plein de charme ?

Le poète de Marie méritait plus que sa belle et légitime renommée; il méritait la popularité et la gloire. Elles ne lui eussent pas fait défaut dans un milieu plus ami des beautés primitives.

Arsène Houssaye a des passages et des petits coins d'églogue où le soleil ruisselle comme dans un Ruysdael, et où tout embaume comme dans un Trovon.

Certains croquis en prose sont moins connus peut-ère et n'ont que le défaut d'être trop séduisants. Il y a qu3lque part une cour de ferme hollandaise à donner en^ie de se faire Hollandais et fermier.

La vie et le rêve, un charmant petit volume de vers d'une facture habile et d'un sentiment profond, a placé haut le marquis Eugène de Montlaur dans l'estime des délicats. Sainte-Beuve goûtait particulièrement ces expansions discrètes d'une sensibilité si sincère. A M. de Montlaur comme à quelques rares écrivains d'une inspiration toujours bienfaisante, on pourrait attribuer cette enviable devise : bien dire et bien faire. Pour moi, c'est avec bonheur que j'ai retrouvé ce vieil ami de ma jeunesse — ainsi que M. de La Prade, — au milieu des orages de la politique, sur les bancs de la représentation nationale. Là nous avons, avec un égal dévouement, servi tous deux les grandes causes qui nous sont chères, et défendu notamment de tout notre zèle les intérêts de la culture et des cultivateurs.

Quand j'ai écrit les vers auxquels se rapporte celte note, vers dans lesquels je tenais à inscrire les noms des poètes de la vie rurale et des paysagistes les plus aimés, j'avais le tort de ne pas connaître les poèmes plus particulièrement rustiques de M. Autran. Je n'avais lu aussi que quelques fragments de M. Max Buchon, qui a si largement rendu les rustiques de l'Allemagne. J'aurais dû enfin une mention à quelques splendides paysages de M. Leconte de Liste, un vrai maître de la forme éclatante et sculpturale.

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