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LIVRE TROISIÈME

Et qu'aveugle est celui qui, dans cette harmonie, D'un aveugle hasard adore le génie.

Oui, dans ces chants sans art, nés pour un prompt oubli,

Nés d'un humble devoir humblement accompli.

Dont l'attrait, s'il se peut qu'un attrait y respire,

Est la sincérité de cœur, qui les inspire.

Dans ces vers sans honneur, déjà plus d'une fois,

Faiblement, à mon gré, je l'ai dit, et ma voix,

Jalouse d'éveiller quelque écho plus sonore,

Ne se lassera pas de le redire encore :

En ce monde champêtre où tout concourt pour nous,

Aimer! il faut aimer d'un amour fort et doux,

Aimer, en ce milieu qui jamais ne repose,

Oui! depuis l'animal aimer jusqu'à la chose;

Aimer l'homme surtout! Pour l'homme et son effort,

Garder, nourrir, l'amour le plus doux, le plus fort;

Pour ce peuple rural digne de toute estime,

Étudier la loi d'un progrès légitime,

84 LE l'UEME DES CHAMPS

Le système qui peut, propice aux maux soutferts,

Harmoniser enfin tant d'intérêts divers;

Les hautes charités par le cœur combinées

Secourables aux plus chétives destinées.

Qui sachent, entré tous créant les grands accords,

Multiplier pour tous, et pour l'àme et le corps,

Le pain, la paix, la foi, l'amour de la nature.

Les dons bénis, les dous sacrés de la culture,

Et rendre, en nous montrant d'autres espoirs ailleurs,

Les guérets plus féconds et les hommes meilleurs.

Pour moi, toujours lidèle au grand but qui m'attire, Je crois, et j'en suis fier plus que je ne puis dire. Sur le chantier rural, je crois avoir trouvé Dans les combinaisons d'un système éprouvé, Pouvant concilier l'ouvrier et le maître, Une solution du problème champêtre.

Rien cependant ici, rien de neuf à tenter, .raspii'o, rii \;\'n\ pcul-èlrc, à rdiaiiiliter.

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