I.WI
Do tout ça. j'en prenais et j'en laissais, ma chère; Mais je reconnaissais ton charme. Il est flagrant. Le subissais-je pas moi-même, au demeurant ? Parfois, pourtant, je me disais : « Elie exagère! a
st ainsi qu'un beau soir de carême, légère. Tu revins de Saint-Roch. où quelque révèrent! Avait parlé. C'était un orateur très grand. Et lu me dis: « J'étais à trois pas de la chaire.
•n discours fut très froid, d'abord... Mais il me vit! Tu n'imagines pas ce changement subit!
Moi. j'avais pris, tu sais, iuoti air sainte Thérèe
Et ma pâleur dans l'ombre était comme un péché! Lee veux du capucin brillaient comme La braise... \h! le brave homme! 11 n'a jamais bî bien prêché! »
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Ton charme ne troublait pas les seuls capucins. Lesquels ont comme nous une bète endormie En eux : il agissait comme une épidémie Et des sentiments purs en faisait de malsains.
Il inspirait ainsi les plus louches desseins Aux femmes mêmes : tu n'avais pas une amie Qui ne te conviât à la tendre infamie Et que ne noircît pas la blancheur de tes seins !
Oh! ce ne sont pas là. d'accord, des faits notoires ! Mais je les induisis des charmantes histoires Que tu narrais, d'un ton joliment écœuré...
Et puis, j'y songe, explique-moi donc, je t'en prie. Pourquoi, fermant les yeux trop longtemps à mon gré. Tu m'appelais, parfois, indûment : Ma chérie? »...
^j LE FOEME SANS NOM
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Bref, tu t es plainte à moi. comme d'un contre-sens, De l'influence, hélas! que ton attrait exerce Et qui se fait sentir jusque dans ton commerce Avec tes protégés les plus adolescents!
Bien que, dis-tu, tu chérisses ces innocents Loyalement et sans aucune ardeur perverse. Ton plu> discret attouchement les boulever-' Tu les quittes toujours pensifs et rougissants...
Tu t'en plaignais sans offensante simagrée,
Et tu semblais d'un vrai <iés(N|)oir pénétrée.
u Elle est meilleure, au fond, qu'elle ne le paraît. »
Pensais-je. Ouellc erreur! Tu rien étais que piri Car, i-Mii en te plaignant d'en souffrir, en secret, Tu le félicitai», de ton mauvais empire '.
l^c- temps en temps, un désespoir réel t'abat. Tu n'en parles jamais. Non. Mais on le devine Et tu n'as plus, alors, cette effarante mine D'élégante sorcière en quête de sabbat.
Alors, il s'en faudrait de peu que ne tombât, D'un seul coup, ton orgueil et toute sa vermine. C'est qu'alors, quelque chose en ton cœur s'abomine. Quelque chose d'horrible et nu. — Ion célibat!
Et tu te sens, alors, d'un autre état jalouse; Car il t'aura manqué, ma chère, d'être épouse. Pour vaincre le démon de ton oisiveté.
Kl lu lais bien de craindre une vieillesse amère
Et toute d'égoisni»- el d'animalité,
Car ii l'aura manqué, pauvre âme, d'être mère!
L E P O E \l E SANS NOM. Ç)5