‹ Le poète François MainardChapitre 122 sur 375 · V. le chap. IV, § 3 de cet ouvrage · texte numérisé non relu

V. le chap. IV, § 3 de cet ouvrage

2. V. l'ode du Magistral, éd. Garriss., t. III, p. 158 et ce qui est dit de cette pièee dans la lettre inédite du 11 décembre 1634 de Mainard à Charles de Noailles.

3. Lettre de Chapelain à M. du Tremblay, datée par Tamizey de Larroque des derniers jours de décembre 1032, o. c, t. I, p. 20.

4. Lettre de Chapelain à Balzac du 25 janvier 1633, o. c, t. I, p. 25 et lettre XXIII du liv. IV de Balzac à Mainard, du 30 janvier 1633 (la date 20 déc. 1031 de l'éd. de 1665 des Œuvres de Balzac en est erronée d'après Tamizey de Larroque).

étaient dans la joie : Mainard d'avoir, tout en restant en France, obligé les Noailles et fait plaisir à son cher Balzac ; Tépistolier de voire luire l'espoir d'obtenir du Vatican, grâce aux instances de Chapelain, « quelque bon evesché », en attendant le chapeau rouge qui seul pouvait couronner son mérite 1 ; enfin le chantre de la Pucellc était radieux d'occuper un poste en vedette qui avait été « le premier degré de la fortune du cardinal d'Ossat2. »

Cependant Chapelain s'aperçut bientôt qu'il s'abusait étrangement sur le compte de Noailles. Le futur ambassadeur exigeait moins un secrétaire d'ambassade — il avertit le postulant qu'il ne souffrirait pas de lui voir prendre cette qualité — qu'un domestique qui ne se crût pas le serviteur du roi, mais celui du comte, qui se chargeât du soin des affaires personnelles de celui-ci, expédiât la besogne ordinaire de la chancellerie sans prendre part aux négociations, et qui pût être renvoyé au moment où ses services déplairaient'. Chapelain refusa d'accéder à ces exigences qui, à juste raison lui paraissaient trop « dures ». Toutefois, pour éviter une « rupture fâcheuse » avec un seigneur en grande faveur à la Cour, il intercéda par la voie de Boisrobert auprès de Richelieu, afin que le premier ministre donnât à Noailles, comme raison du dédit de Chapelain, l'entrée de l'écrivain dans la maison de Son Eminence. Chapelain pouvait à la rigueur passer pour un domestique du Cardinal. Monseigneur avait récemment trouvé son ode « pas tout à fait indigne de luy » et s'amusait à la lui faire retoucher suivant ses indications J, de même qu'il se divertissait à faire travailler les « cinq auteurs » à ces comédies dont il fournissait le canevas.

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