‹ Le poète François MainardChapitre 14 sur 375 · Liv. VIII, chap · texte numérisé non relu

Liv. VIII, chap

o. Son épilre dédicatoire de la seconde partie des Notables Questions est

ta fin d'une œuvre à laquelle il avait consacré de nombreuses années de travail, fl laissait manuscrit un traité Lte la puissance royale et sacerdotale ■ qu'un de ses petits-fils devait, soixante-quinze ans plus-tard, dédier à Louis XIV. En résolvant en faveur du Souverain la question si discutée de la régale, c'est-à-dire des droits du roi sur les évêchés vacants, Géraud affirmait une fois de plus son gallicanisme.

Jean, son aîné, enterré le 2 mai 1607 aux Carmes de Toulouse-, le précéda de quelques mois dans la tombe. Malade et sentant sa fin proche, il avait, peu avant sa mort, cédé la charge qu'il tenait de son père au profit de Me Raymond Garibal', docteur et avocat. De la sorte, il avait épargné à sa femme les tracas qu'entraînait la vente d'un office, et avait pu mettre en lieu de sûreté la dot qu'il destinait à sa toute petite fille Anne. Treize ans plus tard, elle devait épouser le conseiller François de Gambolas '.

De la famille dont nous avons tracé ici l'histoire, il ne restait en 1608, comme seul représentant mâle, que le poète

datée du lir septembre 1607. D'un autre côté, son petit-fils dit dans sa lettre dédicace au roi, placée en tète du traité de Géraud, De la puissance royale et sacerdotale : « Il est mort l'an 1007, un an avant que le Parlement de Paris ait commencé à s'expliquer sur cette matière... »

1. Deux exemplaires à la Bibl. Nat. F.-Fr. 937 et 2270 (cf. Appendice bibtiogr.). Géraud n'eut vraisemblablement pas le temps de rédiger ses mémoires, où il voulait consigner les faits dont il avait été témoin à Toulouse. Cf. liv. I, ebap. 28.

2. Arcb. municip. de Toulouse, Reg. des actes de décès de la paroisse Saint- Etienne, 1604-1015, 1" mai mil six cent sept : Monsieur M" Jehan de Mainard mis. en la Cour de parlement. Enterré aux Carmes le premier jour du moys de may 1007.

3. Arcb. dép. Haute-Garonne, B. 271, f 141. Mercredy XI1IP janvier 1609 en la Grand'Cbambre, les Cbambres assemblées. Vu les lettres patentes du Roy données à Paris le 18 aoust 10O7, signées par le Roy Combaud, scellées du grand sceau, contenant don et provision d'ung office de conseiller lay en la Cour au profit de M' Raymond Garibal, docteur et advocat, vacant par la résignation de feu M" Jehan Maynard, dernier paisible possesseur d'icelluy, etc.

4. Arcb. judic. de la Haute-Garonne, Reg. des insinuations, 6 avril 1620. Pactes de mariage entre François de Cambolas et Anne de Maynard, fille de l'eu Jean de Maynard et feue damoiselle Bourguine de Cbaumeilz. Fr. de Gombolas se fit recevoir en 1618 conseiller à la Cour, à la place de son père Jean de Cambolas qui avait acquis un office de président aux Enquêtes (Mêmes arcb., Lettres patentes du 17 mai 1618. Edits B. 1913). Le registre du greffier indique le 12 janvier 1(572 comme date de sa mort, cette date est confirmée par le testament d'Anne de Maynard, fait le 17 févr. 1672, qui mentionne le décès de Fr. de Cambolas (Arcb. dép., Toulouse, E. 200). Garrisson fait d'Anne de Maynard la fille de Géraud et la sœur du poète ! M. G. Clavelier, dans la brochure citée, réédite cette erreur.

François Mainard qui devait « par son esprit et par ses vers, dit Pellisson, se rendre plus célèbre que pas un de ses ancêtres1 ».

Trois villes se disputent la gloire d'avoir vu naître François Mainard. En vérité, seul le désir de certains habitants du pays de compter un grand homme d<> plus dans le Panthéon auvergnat, plaide en faveur d'Aurillac'. Les longs séjours que Mainard lit dans la maison paternelle du faubourg des Cabanes, à Saint-Céré, les fonctions que son grand'père el sou père y exercèrent, ont engagé certains biographes à désigner celle localité comme lieu de naissance du poète. Mais seules les revendications de la capitale du Languedoc soûl fondées. Mainard a maintes fois affirmé son origine toulousaine : « Tous les honnestes gens de. cette ville, écrit-il à Flotte, ont trouvé bon que je fisse imprimer une pièce qui est adressée à un Tolosain par un Tolosain. » Et ailleurs, au même : « Le bruit est fort grand de la mort du Grand-Maistre de Malte, el cette nouvelle est a mon advis véritable. J'appréhende pointant que la ville qui a donné naissance à vous et à moy ne portera plus de Grand-Maistre de longtemps3. » Or ce haut personnage, Anthoine de Paulo, est né en 1570 à Toulouse'', et la même localité a vu naître Flotte, comme Mainard nous Ta déjà fait

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