‹ Le poète François MainardChapitre 15 sur 375 · Pellisson, f/im. de l'Académie, éd. Livet, T. I, p · texte numérisé non relu

Pellisson, f/im. de l'Académie, éd. Livet, T. I, p

1. Ainsi Raulhac, Discours sur les hommes... d'Aurillac qui... se son! distingués, Aurillac, 1820, p. 98. De même Laschesnaye de la Condumine dans une lettre adressée à Labouisse-Rochefort (p. c, p. 157). « Ce qui pourrait faire croire qu'il était d'Aurillac, c'est que, vers le même temps, des hommes du môme nom y exerçaient des charges publiques entre autres Guy de Maynard, consul de cette ville en l()i5 ». En réalité, ce Guy de Mainard esl le fils d'un certain Charles de Maynard, apothicaire originaire de Tulle, en Limousin, et qui s'établit à Aurillac. à la fin dn xvi* se. Par contre l'abbé Paramelle reconnaît que François Mainard n'est pas d'Aurillac et se prononce pour Saint-Céré. Chronique de Saint-Céré. — Notice de Fr. Mainard, pp. 97-99.

;{. Lettres de Mainard, CLXXXFX et XC.

i. Dictionnaire de Moréri, art. A. de Paulo.

savoir, et comme. il le répète dans une autre lettre, où il marque la joie d'avoir appris que la mort de son ami était une fausse nouvelle : « Il se peut glorifier d'estre de deux pays bien esloignés et d'estre né à Tholose et «à Paris ' ».

Citons maintenant un certain nombre de témoignages qui confirment les déclarations du poète.

a) Dans l'allocution qu'il adresse, le 3 mai 1638, à ses collègues des Jeux Floraux pour les engager h décerner un prix extraordinaire à Mainard, le président de Caminade invoque entre autres raisons le fait que le poète est natif de la ville de Toulouse', b) L'acte de mariage de François Mainard avec demoiselle Gaillarde Boyer porte que tous deux appartiennent à la paroisse Saint-Etienne de Toulouse', c) En lui adressant à Rome, en 1636, une élégie latine, le poète J. de Sirmond lui dit :

Tcctosagum lumen, Macnardc deeusque luorum Nec minor Aonii gloria, Uixquc chori Te natalitiae procul a statione Tolosac Ausoni oxterno submovçt ora solo '.

d) Dans l'épigramme latine inscrite au-dessous du portrait de Mainard, en tète de l'édition de 1616 des Œuvres de cet auteur, Ménage déclare que Mainard a fait céder Bilbilis — patrie de Martial — à Toulouse ', et le philologue Fr. Guyet lui fait dire dans des vers latins, publiés au même endroit : Sum Maynardus eyo, domo Totosas...

Tous ces témoignages s'accordent pour prouver que Fr. Mainard a vu le jour rue des Nobles, à Toulouse, dans la maison que son père y avait achetée en 1573, et qui passa plus tard à

J. Lettre CXI à Flotte.

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