Cf. lettres XCUI, CX et CCXLVIII à Pressac
Jean-Jacques Bouchard, tout comme en 1638 il s'informera auprès de Bouchard seulement de la Colombéidc que Villifranchi avait entreprise '. Il était aisé à ces deux Français de satisfaire leur ami de Paris. La tâche était surtout facile à Bouchard qui, voyant que Noailles ne voulait pas l'employer comme secrétaire, s'était attaché au cardinal François Barberini \ Tout en traduisant des manuscrits grecs pour la Bibliothèque Barberini, cet excellent humaniste qui parlait un italien plus pur que celui de beaucoup de Florentins, préparait une version française de la Conjuration de Fiesque de Mascardi 3 et prenait une part active aux séances de Y Académie des humoristes, où il devait bientôt prononcer l'oraison funèbre de Peiresc \ Gomme il s'ennuyait à Rome et qu'il y soupirait après les parties de débauche auxquelles il se livrait à Paris avec Luillier, dans la « petite maison » que ce savant, doublé d'un viveur, possédait au faubourg de la Chapelle ', Bouchard faisait son possible pour contenter Chapelain, de môme qu'il cherchait à flatter, Boisrobert et les Du Puy, favoris du Cardinal. Il espérait à tort qu'ils intercéderaient auprès de Richelieu pour lui faire obtenir; une mitre ou du moins une coadjutorerie, de manière à ce qu'il pût vivre largement en France ,;.
Bouchard était en quelque sorte le collègue de Fr. Bracio-| lini puisque ce dernier servait de secrétaire au cardinal Antoine 7. Jadis le poète italien avait été attaché à la personne d'Urbain VIII, qui s'appelait alors simplement Mafîeo Barberini et était nonce en France. Depuis, malgré une brouille passagère, ils étaient