‹ Le poète François MainardChapitre 155 sur 375 · Lettre GUI · texte numérisé non relu

Lettre GUI

2. Le portrait de Voiture se trouve dans le poulet joint à sa lettre à M"" do Saintot « qui l'avoit promis pour galant à deux belles dames de ses amies », v. éd. Ubicini, t. I, p. 282.

3. Il composa en son honneur un petit ouvrage latin : Illustrissimi Francisci Cardinalis Barberini legatio gallica. Cf. René Kerviler, La presse polititfm sous Richelieu et V académicien Jean de Sirmond (1585-1649), Paris, 1870, in-8°.

4. On publia, après sa mort, des poésies latines, Joannis Sirmond i carminum libri duo, Paris, 1053, in-12. — Gomme poésies françaises il n'a écrit qu'une pièc< insérée dans le Recueil des diverses poésies sur la mort d'Henri IV, 1011, cf. Bibliographie des ree. collectifs de Lacbèvre, t. 1, 313,

5. Ad clarissimum prœsidem Mainardum Elegia, Romain. Ces vers (pu Mainard a publiés à la fin de ses Pièces nouvelle*, Toulouse, 1038, sont datés pai l'auteur : Luletiœ Paris., -'J Id. April., 1630.

Tout fier de voir célébrer son talent dans « le pays Ausonien », Mainard fit admirer « l'éloge latine » de Sirmond à tous les beaux esprits de la Cour prélatesque et n'eut garde de ne pas en donner lecture au pape qui déclara cette pièce le « miracle d'un mestier dont lui-mesme se pique » ' .

Souvent, dans ses entrevues avec Urbain ou avec les cardinaux, la conversation tombait sur les lettres italiennes. Le poète savait depuis longtemps plus ou moins bien la langue de f'Arétin, de Bernia, de Testi, qu'il avait imités dans ses productions antérieures à son voyage à Rome. Mais, à l'en croire, il fit en 1635 et 1636 de tels progrès dans leplus pur idiome de ! l'Italie qu'il composait des vers « aussi toscans que ceux de Pétrarque » \ De Rome, il rapporta en France un grand nombre de nouveautés ! et adressa à ses amis toulousains Pressac et Caminade, curieux des productions littéraires de la péninsule, un paquet qui renfermait entre autres une oraison de Délia Casa et le poème sur la Prise de la Rochelle de Braciolini '.

Mainard eut l'occasion de connaître personnellement ce i dernier écrivain dont jadis, dans son Philandre, il avait mis à contribution la pastorale II sdegno amoroso. A la requête de Chapelain, il lui rendit visite et s'entretint longuement avec lui au sujet de la Bulgarie convertie, poème auquel Braciolini était alors attelé. Le chantre de Jeanne d'Arc s'intéressait vivement à l'épopée italienne. Afin d'en tirer profit pour sa Pucelle, il avait lu toutes les productions de l'abondante veine héroïque de l'Italie du xvne siècle, depuis le Nouveau monde de Stigliani jusqu'à la Jérusalem délivrée du Tasse. Ayant entendu parler de l'épopée à laquelle travaillait Braciolini, il demande, en mai 1636, des nouvelles de cet ouvrage à notre auteur et à

1. Cf. lettres XCVI et CCLXXV à Flotte. — Siltion, Balzac (à ce moment à Paris) et Chapelain qui s'entretenaient souvent de « l'esprit », de « la franchise », île « la honte » et de « la persévérance » de Mainard à aimer ceux qu'une fois il a jugés dignes de son affection, se rendirent en corps chez Sirmond pour le féliciter de son heureuse inspiration (lettre du 16 mai 1636 de Chapelain à Mainard, <<l. c, t. I, p. 112).

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