‹ Le poète François MainardChapitre 168 sur 375 · IV. — Mainard chez Balzac · texte numérisé non relu

IV. — Mainard chez Balzac

a. Leur amitié. Les Epîtres latines et les Relations à Ménandre de Balzac.

b. Balzac reçoit les confidences amoureuses du poète. — Mainard et Cloris. L'ode La belle Vieille. Intervention inutile de l'épistolier auprès de Cloris.

c. Autres entretiens des deux amis. Ecrits flatteurs de Balzac à Mazarin et à la Régente. — Sentiments d'hostilité des deux auteurs à l'égard de Richelieu : lettres et vers injurieux à sa mémoire. — Les Œuvres diverses de Balzac et le quatrain dithyrambique de notre poète. La réputation de Balzac dans le Midi grandit grâce aux bons offices de Mainard. — Hôtes de Balzac en juillet 1644. Un épicurien ; La Tibaudière, — Description de la campagne de Balzac.

Dans sa solitude de Saint-Céré, Mainard sentit plus vivement les conséquences de sa rupture avec Noailles. Durant de longs mois il resta « enseveli » dans les montagnes du Quercy, en proie à un morne abattement \ sans donner signe de vie à ses amis les plus intimes \ Il n'était coupable d'aucune délation, d'aucune calomnie, mais la folle colère du comte n'avait pas permis à notre auteur, lors de l'orage de Gênes, de se disculper. Cependant il ne pouvait demeurer plus longtemps sous le coup des accusations portées contre lui par son ancien protecteur. Des gens qui jusqu'alors avaient aimé et estimé le poète pouvaient ajouter foi aux imputations injustifiées de Noailles. C'était une question d'honneur pour Mainard de dissiper les soupçons qu'on pouvait concevoir sur son caractère. Le meilleur moyen de se soustraire à la suspicion de ses protecteurs aussi bien qu'à celle de ses amis, était de dessiller les yeux de Noailles et de lui prouver que ses actes étaient à l'abri de tout reproche. D'autre part, Mainard savait que, tant qu'il ne serait pas rentré dans les bonnes grâces du comte, il lui était impossible de se rendre à Paris. Un voyage dans la capitale aurait exaspéré la fureur du comle qui, seize mois après l'incident de Gênes, proférait encore la menace de tuer Mainard s'il venait à le rencon- *

trer \ Noailles aurait interprété la présence à Paris de son ancien secrétaire comme une nouvelle tentative de sa part d'acquérir les faveurs de Richelieu par d'odieuses révélations sur les affaires de l'ambassade de Rome.

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