Cf. lettre CIX, CXVI, GLXXXII
2. Aussitôt qu'il apprit le retour à Paris de Xoailles fLa Gazette du 13 décembre 1636 le relate), Balzac s'enquit de ce qui était advenu à Mainard qu'on n'avait paf| vu en compagnie de son protecteur, cf. la jolie lettre du 30 décembre 1636 (l. îi" du 1. IX, éd. in-f) à Silbon qui lui répondit laconiquement par la voie de Cbape lain que Mainard était demeuré en Auvergne et qu'il se portait bien {Lettres inéd de Chapelain, éd. c, t. I, p. 151, 2,6 avril 1637). Ce n'est qu'en avril 1638 que Cha pelain put renseigner plus amplement Balzac sur le compte de leur ami commui! (ibid., 1,1, p. 222).
3. Lettres inéd. det'hap., t. I, p. 216, 22 mars 1638, à Balzac,
Ce fut le fidèle Flotte qui fit les premières démarches pour réconcilier Mainard avec le comte. Il plaida chaleureusement en faveur de l'innocence de son ami ; représenta vivement à Noailles l'ardeur avec laquelle notre personnage souhaitait de reprendre auprès de lui et des siens la place qu'il y avait occupée pendant près de quarante années ; lui fit part enfin du désir qu'avait Mainard de se ranger à toutes les soumissions qu'un grand seigneur, fâché sans raison, pouvait exiger d'un simple président honoraire de présidial l. Peines perdues! Le comte s'opiniâtrait dans sa haine violente, qu'un de ses serviteurs, ennemi du poète, s'employait de son mieux à attiser ».
C'est en vain que tous les amis du président, depuis la précieuse madame de Choisy, fêtée dans les hôtels du faubourg Saint-Germain, jusqu'au comte de Carmain, prisonnier à la Bastille ', intercédèrent auprès de Noailles pour obtenir le pardon d'un innocent. Loin de renoncer à sa rancune tenace et injuste, le comte s'abaissa même jusqu'à tramer contre Mainard les plus noires entreprises. C'est ainsi que, détruisant les efforts du baron de Fontes auprès de Richelieu pour faire appeler lé poète à la Cour, Noailles peignit son ancien secrétaire sous les couleurs d'un débauché ''. Il travailla encore à le discréditer dans l'esprit du cardinal de Lyon 5 et réussit à le faire détester par l'évêque de Saint-Flour. Ce dernier tour vaut la peine d'être raconté avec quelques détails.
Au début de 1633, au cours d'un voyage à Paris, Mainard avait pris connaissance d'une lettre adressée par Balzac à l'un de ses correspondants de la capitale, Boisrobert ou plutôt le chevalier de Méré «. A la suite de sa polémique avec le pasteur Du Moulin, l'ermite de la Charente s'était vu grossièrement pris