‹ Le poète François MainardChapitre 195 sur 375 · Cf. Lettres CCLXXVIII et CCLXXIX · texte numérisé non relu

Cf. Lettres CCLXXVIII et CCLXXIX

espérances », le dégât du Haut-Quercy par les troupes de Sa Majesté, les rapines exercées par la soldatesque sur les propriétés de gens innocents, la fin prochaine des privilèges de la vicomte! Ah, les peuples portent les fautes que les princes commettent et les jeux de ces derniers amènent souvent « les plus cruelles calamitez de l'Estat... 1 ».

Heureusement, le duc fit hientôt la paix avec Louis et son premier ministre (5 août). Même, à l'entrée de l'hiver, Mainard put saluer son suzerain, qui se rendit dans la vicomte pour visiter ses immenses domaines, inconnus pour lui jusqu'à cette date 2. En fidèle serviteur, Mainard alla présenter ses hommages à Bouillon, dans son château de Turenne, lui offrit des étrennes versifiées pour son nouvel an ', fit honneur à la tahle du duc qui, en vrai grand seigneur de l'époque 4, aimait les repas copieux et les heuveries prolongées et l'accompagna, au printemps de 1642, jusqu'à la frontière de la Basse-Auvergne lorsqu'il se mit en route pour prendre le commandement dont le roi l'avait investi dans le Piémont".

Les visites chez les gentilshommes du voisinage enlevaient aussi à Mainard un grand nomhre d'heures qu'il aurait pu consacrer à la préparation de son livre. Il ne pouvait pourtant s'en dispenser. Bien que le gouvernement royal les eût dépouillés au xvne siècle de leurs anciens privilèges judiciaires et administratifs, les grands seigneurs n'en conservaient pas moins un ascendant réel dans la province qu'ils hahitaient et leur intervention y avait beaucoup de poids auprès des intendants et des officiers

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