‹ Le poète François MainardChapitre 214 sur 375 · Lettres inéd., 1" août 1644, à Chapelain · texte numérisé non relu

Lettres inéd., 1" août 1644, à Chapelain

2. Cf. lettre CLXXIX : « Je luy ay donné huit couplets pour appliquer au front} de son Apologie, ou je croy m'estre surmonté moy-même ». L'ode sur les apologies de Monsieur de Balzac comprend dans l'édition définitive douze stances (éd. Garriss.J t. III, p. 265). — Il se pourrait qu'en 1642 Mainard ait également apporté à son amil le rondeau : Balzac est rare au mestier de bien dire (éd. Garriss., t. II, p. 293).

3. Pour mettre souz l'image de M. de Balzac, éd. Garriss., t. III, p. 147. — Des vers latins de N. Bourhon sont placés sous le portrait du rhétoricien, en tètè dm ses Œuvres diverses, Paris, P. Rocolet, 1644, in-4°, dont l'achevé d'imprimer pouJJ la première fois est du 30 avril de cette année et le privilège du 10 août 1643. Ainsi qu'il résulte de ses lettres du 27 juin, des 4, 17 et 25 juillet et des 1" et 15 aoùj 1644, Balzac fit faire à ce moment un second tirage de son volume. Sons sa taille» douce figure cette fois le quatrain de Mainard. Nous n'avons pas eu entre les mainfl d'exemplaire de ce second tirage de 1644, dont Balzac parle avec beaucoup dU détails dans ses lettres familières à Chapelain ; la seule édition des Œuvres diverse avec le quatrain de notre poète, que nous ayons vue est la seconde, Paris, P. Rocojl let, 1646, in-4° (même privilège que la première). — Balzac s'était fait peindre ji Paris, au cours de son voyage de 1636 (cf. 1. 18 du liv. IX, 15 janvier 1637, I Conrart, éd. in-f° ; donc son portrait que l'on a reproduit dans l'édition de 1665 d' ses Œuvres complètes le représente à l'âge de trente-neuf ans.

4. Cf. la septième des Réflexions critiques sur quelques passages du rhéleu\ Langui dans Œuvres de Boileau, éd. Gidel, Paris, 1873, t. III, p. 363,

train de tirer pour la seconde fois à Paris1. Les louanges de Mainard suscitèrent les protestations des adversaires de Pépistolier. Entre autres, l'ancien « intendant des plaisirs » de Marie de Médicis, Laugier de Porchères, s'inscrivit en faux contre le deuxième vers du quatrain, en niant que l'ermite de la Charente eût jamais été de la Cour \

Le nom de certains amis de Mainard était souvent prononcé dans les entretiens de Balzac avec son hôte. Dans son empressement à répandre le plus possible la gloire de l'épistolier, Mainard avait engagé de nombreux lettrés du Quercy et du Languedoc à adresser au grand homme vers etépîtres.

Au premier rang de ces célébrités provinciales brillait le P. Théron, recteur du Collège des jésuites de Montauban, prédicateur estimé et auteur de nombreux ouvrages latins 3 ; ses deux poèmes en vers glyconiques sur les Couronnes et sur les Dauphins plurent particulièrement à Balzac * à qui, sur l'invitation de Mainard, ce religieux adressa en 1642 un long éloge latin5. A cette date Théron avait soixante-quinze ans et le rhétoricien, pour le remercier de son amabilité, lui envoya d'agréables compliments sur sa vieillesse vaillante et féconde : « Les hy vers de Naples me la représentent ; ces hy vers tous (sic) pleins de lumière et tous couronnez de roses... Il faut donc que je me dédise du mauvais mot que j'ay avancé autrefois comme une proposition d'éternelle vérité qu'il ne se void point de belle vieille0. Pardonnez-moy cette parole téméraire. Je ne connaissois pas alors vostre Muse, qui fait mentir ma proposition

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