Cf. 1. CCLXXX1V de novembre
5. V. son épître à Monsieur Maynard, éd. Garriss., t. III. p. 317.
6. Cf. le sonnet éd. Garriss., t. III, p. 57 et l'épigr. : Quel bonheur as-tu désiré (ibid., p. 119) adressés à Boisrobert; l'épigr. : Je ne dois pas encore attendre (ibid., p. 99) est adressée à Guyet. Boisrobert inséra son épître à Mainard (qu'il orthographie Ménard) dans son recueil d'Espistres, Paris, 1647, in-4°,
et sur Stace, sur Plaute et sur Martial ' ; P. Bourdelot, l'ancien médecin à Rome du comte de Noailles ; un prêtre latiniste « P. Tausianus Bastidœus Lautrecius Avitanus » 2 ; enfin Charles, le fils aîné de notre auteur, glorifièrent en vers les mérites de Fr. Mainard et de son ouvrage. Un sonnet du poète qui, comme dans l'ode à son livre, reproche à ses rimes de se risquer à courir le monde, s'est égaré, on ne comprend pas trop pourquoi, dans ce préambule destiné à rehausser l'éclat de l'ouvrage.
Mainard comptait que Balzac ferait une préface à son livre. L'épistolier le lui avait promis, lors de la visite que notre auteur lui avait faite, en juillet 1644. Mais, récemment, les relations des deux amis s'étaient refroidies. En avril 1645, Mainard, n'ayant pas déféré à certaine prière de l'ermite de la Charente à qui, en raison de ses exigences, il était difficile de toujours complaire, celui-ci en conçut une vive irritation. « Le cher président, se plaint-il à Chapelain, me devoit advertir de son style et de la différence qu'il fait entre le tout de hon et les figures de rhétorique. Vous ne luy en direz rien, s'il vous plaist, parce que je n'ay point l'ame blessée de son procédé et que je ne laisse pas de l'aymer chèrement avec ses figures de rhétorique » '. Plus piqué qu'il ne voulait bien le dire, Balzac le fit bientôt voir au poète qui lui rappelait la préface promise. « Il ne me souvient point de cette promesse, écrit l'offensé à Atticus, son habituel correspondant '. Si elle est véritable, sans doute elle a esté faite entre deux vins et la chaleur de la bonne chère ; et vous scavez bien qu'on a blasmé de tout temps ceux qui, en cet estât là, avoient trop bonne mémoire. Ce n'est pas
1. Peyrarède partit pour Paris, à la fin de 1645. Cf. Lettres inéd. de Balzac, 27 novembre 1615, à Chapelain : « Il me vint voir, il y a huit jours, un poète latin originaire duPérigord, qui doit estre aujourd'huy bien près de Paris, etc. ». A la fin de 1646, il s'y trouvait encore (cf. Œuvres, t. I, p. 703). — L'épistolier en parle encore dans sa 1. 31 du 1. XII à La Tibaudière, 16 octobre 1643, et dans une lettre à Conrart du 2 janvier 1618 (Œuvres, t. I, p. 867).
2. Nous connaissons de lui : Lalina ïnterpretatio paemalis gallici ab Arnaldo d'Andilly de rébus a Çhristogestis cotiser ipti : autore Petro Bastidœo Tausiano, sacerdote ; eu m te.rtu gai lien e regione, Parisiis, vidua Joannis Camusat, 1650, in-12".