Exemplaire à la Bibl. de Toulouse
c) une pièce latine de L. Devezius ; un sonnet de Ch. Aubert, advocat en Parlement; un quatrain et un sonnet anonymes; une pièce « à M. de Maynard », par Corbin, avocat en Parlement; d) un portrait de l'auteur, avec l'inscription latine : G er ardus de Maynard, Anna œtatis 67 ; e) une table des chapitres de l'ouvrage.
3° Réimpression en 1605, attestée par le privilège du 14 mars de cette année qui ligure à la fin du premier tome de l'édition en 1 volumes, in-4°, de 1608 et à la fin du deuxième tome de l'édition de 1617, en 3 volumes '.
Une note écrite fort probablement par d'Hozier au 1° 91 du ms. F. Fr. 1904 (Pièces originales) de la Bibl. Nat. donne pour cette réimpression la date 1606. Certains catalogues d'ouvrages de droit mentionnent cette impression comme étant en 2 vol., in -4°, à Paris, chez 11. Fouet. Il est fort probable qu'on mit la date 1606 sur les exemplaires du dernier tirage de l'impression de 1605.
4° Troisième édition, « reveue, corrigée et de beaucoup augmentée », Paris, même libraire, 1608, 2 vol., in-4°.
M. le conservateur Rivière a bien voulu nous fournir toutes les indications bibliographiques ayant trait au 1er volume de cette édition dont la bibliothèque de Douai possède un exemplaire.
C'est — quant au texte qui comprend cinq livres d'Arrêts — une reproduction des impressions antérieures de 1603, 1605 et 1606. Voici la disposition et la teneur des feuilles liminaires : 1° 1, Titre ; f° 2, Lettre-dédicace de Géraud à ses collègues de Toulouse (cf. description de l'édition de 1604) ; 1° 3, Vers latins de L. Devezius et de Fed. Morellus ; f° 4, « Stances sur le portraict de Monsieur Maynard », et au verso du f° le portrait de Géraud (cf. description de l'édition de 1604) ; 29 ff. non chiffrées pour la table sommaire des chapitres.
Le texte qui est de 521 ff. est suivi de 29 ff. pour la table des matières.
Nous ne connaissons pas le second volume qui contient les livres VI, VII et VIII des Arrêts. Mais le tome II de l'édition qu'en donna R. Fouet à Paris, en 1617, en 3 vol. in-4°, ne fait que reproduire le t. II de l'édition de 1608. Les feuilles liminaires du volume cité de 1607 contiennent une épître dédicatoire de Géraud à Nicolas de Verdun, premier président au Parlement de Toulouse, pour lui offrir les trois nouveaux livres de ses Arrêts. Ce volume renferme aussi une pièce de vers de son fils, François.
La lettre de Géraud à Nicolas de Verdun est datée, dans l'édition
1. Labouïsse-Rochefort, loc. cit., prétend que l'impression de 160b est un in-f° Cathala-Coture la mentionne, sans en indiquer le format. Il est fort probable que, c'est un in-4°, comme l'édition de 1608. Le premier volume de cette dernière édition ne fait que reproduire l'impression de 1 605 dont elle donne le privilège.
de 1617, de Saint-Céré « le premier de septembre 1617 ». Cette date est certainement erronée ; il faut lire 1607. En voici les raisons : a) Dans l'épître dédicatoire à Louis XIV du traité manuscrit de la Puissance royale et sacerdotale de Géraud, l'un des petits-fils de l'auteur déclare que son « ayeul » est mort en 1607. D'autre part, Gabriel Michel de Rochemaillet, qui donna ses soins à l'édition de 1617 des Arrêts, écrit dans la dédicace qu'il fait de la troisième partie de cet ouvrage (livre IX) au chancelier du Vair : « Défunct Monsieur
Maynard donna au public il y a quelques années ». Cette dédicace
est du 6 août 1617 ; donc, le 1er septembre 1617, Géraud ne pouvait plus être de ce monde ; b) Nicolas de Verdun, à qui Géraud dédie ses trois nouveaux livres d'Arrêts (VI- VIII), fut nommé parla reine régente, le 9 avril 1611, premier président du Parlement de Paris, à la place d'Achille de Harlay qui s'était démis de cette charge. Donc, en septembre 1617, Nicolas de Verdun n'était plus premier président du Parlement de Toulouse, comme il l'était en 1607; c) En signant les stances faites en l'honneur de son père, le poète Mainard s'intitule « Advocat en Parlement ». Or, en 1617, il était depuis plus de cinq ans président au présidial d'Aurillac.
Voici à titre de curiosité les stances de Fr. Mainard
Sur le portrait de Monsieur de Maynard
Ne dites plus que la peinture N'esgala jamais la nature, D'autant qu'on ne peut animer, Par l'ayde du pinceau la langue d'un image (I), Si bien qu'elle puisse exprimer Les accents de quelque langage.
Car pour faire voir le contraire Ou s'est advisé de portraire Maynard, cest oracle nouveau, Au front des beaux escrits qui font son renom vivre, A celle fin que son tableau Parle par la voix de son livre.
François de Maynard.
Fils de l'Âutheur, Advocat en Parlement.
5° En 1617, quatrième édition en 3 volumes, in-4°, chez R. Fouet, Paris.
Nous ne connaissons pas d'exemplaire du premier volume. Nous tenons de l'obligeance de M. le conservateur Rivière la description bibliographique des deux autres volumes, dont la bibliothèque de Douai possède un exemplaire.
Le deuxième volume contient 4 ff. liminaires occupées par le titre, l'épître dédicatoire de Géraud à Nie. de Verdun, les stances de
1. Mainard fait ce mot du masc. comme les é crivains du xvie siècle.
François Mainard, le privilège du roi du 14 mars 1605, l'achevé d'imprimer du 1er août 1617 -\- 38 ff. non chiffrées pour la table des chapitres. Suivent 601 pages de texte (livres VI-VIIl des Arrêts).
Le troisième volume contient La troisiesme Partie des notables et singulières questions du droict escrit. VIII ff. liminaires contenant : le titre ; une épître dédicatoire à Mgr. du Vair, chancelier, garde des sceaux, par Gabriel Michel de Rochemaillet \ Paris, 6 août 1617; l'extrait du privilège du 14 mars 1605 ; l'extrait du privilège du 8 juillet 1607 ; la table des chapitres. Suivent 415 pp. de texte -f- 31 ff. non chiffrées pour les tables.
Extrayons les lignes suivantes de la dédicace de Gabriel Michel au chancelier du Vair: « les milans et héritiers du defunct (Géraud de Mainard) ont esté priez de chercher parmy les mémoires de leur père, s'il s'y trouveroit quelque chose pour enrichir ceste nouvelle impression, lesquels ayans donné cinquante-cinq questions, on en a faict un neulviesme livre, et y a-t-on encore adjousté quelques autres Questions prises des mémoires et plaidoyez de feu Monsieur de Beloy . .. advocat du Roy au dict Parlement de Tholose ».
6° Réimpression en 1618 de la précédente édition. Les éditions suivantes de 1626 et de 1638, en reproduisant le titre de la seconde et de la troisième partie des Notables Questions, donnent 1618 et non 1617 comme date de publication de ces volumes.
7° Notables et singulières questions, etc., Nouvelle édition reveue, corrigée et augmentée de la quatriesme partie, Paris, Robert Fouet, 1628, 1 vol. in-f°2 ; XLI ff. liminaires + 2052 colonnes -f 40 ff. non chiffrées pour la table des matières.
La première partie comprend les 5 premiers livres de Géraud ; la seconde les livres Vl-VIII ; la troisième, le livre IX ; la quatrième les « arrests mémorables prononces en robe rouge par mess. Ant. de Lestang... président en ladicte Cour de Parlement avec les Plaidoyers de Me Jacques de Puymisson, advocat au Parlement de Tholose. Et les arrests intervenus sur iceux.
Le privilège est du 5 décembre 1627. L'achevé d'imprimer, du 2 juillet 1628.
8° Nouvelle édition en 1638. Les trois parties des Notables Questions de Géraud avec la quatrième partie formée des arrêts prononcés par Ant. de Lestang et des plaidoyers de J. de Puymisson constituent le tome I de la Bibliothèque Tholozane, Paris, R. Fouet,
1. Gabriel Michel de Rochemaillet est connu pour avoir écrit la vie de Scévole de Sainte-Marthe (1536-1 6^3). Il fut l'ami de Pierre Charron (cf. L. Auvray, Lettres de Pierre Charron à G. Michel de Rochemaillet, Paris, 1893).
c.>. Exemplaires à la Bibl. de l'Institut ; à la Bibl. des Archives Judic. de Toulouse, à la Bibl. de Douai.
in-f°. Le second tome est constitué par le Recueil gênerai des èdicts, déclarations, arresls... de Samuel d'Escorbiac.
9° Reproduction en 1751, à Toulouse, de l'édition de 1638 de Géraud. Les Arrêts de Mainard forment cette fois à eux seuls 2 vol. in-f°. Le texte en est modernisé ; c'est l'édition la plus répandue de
En 1657 parut à Toulouse, chez Arnaud Golomiez, un Abrège du recueil des Arrests de la Cour de Parlement de Tolose, fait par maistre Géraud de Maynard. 4 ff. liminaires -\- 254 pages -\- 6 pages non chiffrées pour la Table, in 8° \ Cet abrégé, signé seulement des initiales J. J. D. P., est dû au conseiller Jean-Jacques Pellisson- Fontanier, père de l'historien de l'Académie française. Il circula longtemps manuscrit.
On connaît les traductions suivantes de l'ouvrage de Géraud ;
1° Decisiones novae tholosanae sive notabiles et singulares quaestiones juriscripti... quas collegit... Dn. Gerardus de Maynard... e gallico sermone in latinum transtulit et nonnullis additionibus ac corollariis auxit, Hieronxjmus Bruckner Lipsiensis, J. V. D. inclytae Erphurdiensis Reipubl. Syndicus et Consiliarius, — Francofurti ad Moenum, Nie. Hoffmann, MDCX, in-402. Contient la traduction des six premiers livres des Notables Questions.
2° Autre traduction parue à Francfort en 1660 (c'est peut-être une réimpression de la précédente), citée par Labouïsse-Rochefort, Lettres biogr. s. Maynard, p. 75 et par Camus (revu par Dupin), La Profession d'avocat, Paris, 1832, qui ne donnent pas d'autres indications sur ce livre.
3° Dans son épître dédicatoire au roi de l'ouvrage manuscrit de Géraud, De la puissance royale et sacerdotale, le petit-fils de l'auteur déclare à propos des Notables Questions que les Espagnols et les Allemands les ont traduites en latin. Donc à part les traductions parues à Francfort, il en a paru d'autres en Espagne, avant 1682, date de cette dédicace.
B. Manuscrits de Géraud de Mainard
De la Puissance royale et sacerdotale où il est traité des anciennes Investitures et de la Régale. Par feu Géraud de Mainard. Conseiller au Parlement de Thoulouse. Riblioth. Nation., 2 exemplaires, Ms. F. fr. 937 et 2270, in-4°, 141 ff. et 403 pages.