CONCLUSION
et dont, en s'ingéniant, il pourra augmenter la bizarrerie, mais bien les conceptions justes et vraies. Et Mainard réalise ainsi, dans cette dernière période de son activité poétique, à la suite ^.efforts pénibles, et longs, mais victorieux, cette poésie dont Malherbe avait été incapable de formuler la théorie, mais dont il avait donné l'exemple. Dans cette anthologie de Malherbe et de son école que Sainte-Beuve souhaitait, dans cet album poétique qui, somme toute, serait celui du lyrisme classique français, ce n'est pas à l'ode à Alcipe seulement, comme l'estimait l'illustre critique qui a lu un peu vite notre poète, que devrait se borner la part de Mainard : nous croyons avoir suffisamment montré que ses chefs-d'œuvre égaleraient en nombre et en valeur l'apport de Malherbe.
ŒUVRES DE GERAUD DE MAINARD
A. Ouvrages imprimés
Les Notables et singulières questions du droict escrit decises ou préjugées par arrests mémorables de la Cour souveraine du Parlement de Tholose, conférées aux jugements et arrests intervenus surmesmes subjects, es pays de Droict escrit, et des autres Parlements et Cours souveraines de ce Royaume. Recueillies par M0 Geraud de Maynard, Conseiller du Roy en la Cour de Parlement de Tholose. Et par luy rédigées en cinq livres. Dédiez a la dicte Cour.
Paris, Robert Fouet, 1603, in-f°. Privilège du dernier décembre
L'existence de cette première édition nous est attestée par l'avis du libraire qui figure dans l'édition de 1604 : « Or de vérité la première édition de cestuy-ci qui se fit seulement l'année dernière, avoit esté si négligemment reveue qu'il y estoit coulé beaucoup de fautes ■ ».
2° Seconde édition, chez le même libraire, 1604, XXXIII -|-521 If. numérotées -|- 29 non numérotées contenant une table des matières selon l'ordre alphabétique. In-f°2.
Comme la première édition, la seconde comprend cinq livres à' Arrêts.
Les XXXIII feuilles liminaires comprennent ; a) un avis du libraire au lecteur, dont il a été question ci-dessus ; b) une lettre de Géraud « A Mgrs tenans la Cour de Parlement pour le Roy nostre Sire, à Tholose », datée de Saint-Céré « ce premier de janvier 1603 » ;
t. L'existence de l'édition de 1603 est attestée encore par Cathala-Coture, Hist.du Quercy, III, 192; par la préface de l'édition de 1751 des Arrêts ; par Labouïsse-Rochel'ort, Lettres biogr. sur Fr. de MaynarJ, p. 74, etc.