La Revue n'en donne pas le texte
2. Signalons une erreur du catalogue qui indique le ms. F. fr. 14993 comme renfermant des vers de Mainard. Ce ms. désigne en réalité la première partie du ms. 15220
Bibl. de l'Arsenal
1° Tomes XVIII et XXI des Rec* Conrart (ms. 4123 et 4126). Variantes intéressantes. Les priapées que contiennent ces Recueils ont été fournies à Conrart par Ménage (cf. Mènagiana, éd. 1715, t. II, p. 315). Ménage qui, comme Conrart, était l'ami de notre auteur, les a certainement copiées d'après les propres cahiers de Mainard. On voit par là la fausseté de l'allégation de MM. Ed. de Barthélémy et R. Kerviler (Valentin Conrart, Paris, 1881, p. 120) : ((Le poète Maynard qui lui avait confié le ms. de ses Priapées, ne le revit plus : Conrart l'avait confisqué. »
2° Ms. 2943. Ce ms. se trouve à la suite d'un exemplaire des Œuvres de 1646 de Mainard avec lequel il est relié. Nous avons parlé ailleurs1 des annotations dont un érudit anonyme de la fin du X VIIIe se a couvert ce volume. Ce savant qui avait certainement l'intention de donner une édition des œuvres de Mainard a copié un certain nombre d'épigrammes et de stances a gaillardes » de notre auteur. Il en a extrait huit d'inédites du Cabinet satyrique ou recueil parf'aict de vers piquants et gaillards de ce temps, tirés des secrets cabinets des sieurs Sygognes, Régnier, Motin,Berthelot, Maynard et autres des plus signalez poètes de ce siècle, Paris, Anthoine Estoc et Pierre Billaine, (privilège du 10 juillet 1618*). Sept autres priapées sont extraites des Délices satyriques ou Délices de la Médisance, in-12°, Paris, Anthoine Estoc, 1620. Le même ms. contient un grand nombre de priapées qui figurent aussi dans le ms. 843 de la Bibl. de Toulouse.
Prosper Blanchemain, bien qu'il ne l'avoue pas, s'est servi de ce ms. pour son édition, des Priapées de Maynard, publiées pour la première fois d'après les manuscrits et suivies de quelques pièces ayialogues du même auteur, extraites de différents recueils, Freetown (Genève), Imprimerie de la Bibliomaniac Society, 1864, in-12.
Dans son opuscule Les poètes satyriques des XVIG et XVIIe siècles, Paris, 1903, M. Ad. van Bever a publié d'après ce ms. quelques priapées de Mainard.