‹ Le poète François MainardChapitre 344 sur 375 · Le cardinal-infant Don Fernando, gouverneur des Pays-Bas · texte numérisé non relu

Le cardinal-infant Don Fernando, gouverneur des Pays-Bas

2. Les maréchaux de la Meilleraye, de Châtillon et de Brézé prirent Arras en août 1640. — Le 16 décembre 1640, Du Plessis-Besançon, l'envoyé de Bichelieu, signa un traité d'alliance avec les Cortès de Catalogne qui s'étaient insurgées contre le roi d'Espagne. Des armées françaises vinrent bientôt porter secours aux Catalans.

3. A en juger par la var. suivante (f° 234), c'est J. de Sirmond, qui devait présenter ce placet à Richelieu :

Sirmon perdray-je l'espérence D'admirer la belle maison Qu'un héros sans comparaison Baslit pour l'héritier de Franco.

Autres pièges autographes de Mainard

A part les deux cahiers autographes que nous venons d'analyser, nous connaissons un fragment d'un troisième cahier. C'est une feuille, petit in-8°, provenant de la collection d'autographes de M. Lucas de Montigny et appartenant aujourd'hui à M. Lacaille, ancien magistrat, qui a eu l'obligeance de nous en laisser prendre connaissance. Le recto de la feuille contient l'ébauche de l'épigramme Catin, les braves dont tu sors (éd. Garriss., III, 66). Le verso est occupé par le quatrain final du portrait satirique du « nouvelliste » (éd. Garriss., III, 156) et par la copie d'un passage de Stace.

La Revue des Autographes du 24 avril 1876 (Paris, Et. Charavay), signale comme étant de Mainard « quatre vers autographes 1 au verso d'une copie d'une lettre de Balzac, 1 p. in-4° ». La même revue, n° 213, d'août 1898 (Paris, Eug. Charavay) signale, avec la mention « 1. p. in-18, obi. rare», un « quatrain » de Mainard qui est inédit : Maigre bouffon dont la rage est sans bornes... C'est une épigramme insignifiante.

Manuscrits du xvii6 se qui renferment des vers de Mainard

Nous ne citons que les mss. qui contiennent soit des vers inédits, soit des variantes intéressantes de pièces publiées.

Bibl. Nationale

1° Ms. F. fr. 884. Poésies françaises du XVIe et du début du XVIIe siècle. Contient entre autres une épigramme à Porchères et une épigramme contre Mn° de Gournay, sans nom d'auteur. Contrairemen à ce qu'avance M. Allais (Malherbe et la poésie franc, à la fin du XVIe siècle, p. 414), ce cahier contient des pièces postérieures à 1609 : ainsi un sonnet de Nervèze daté de 1611 (f° 246) ; un « tombeau » daté de 1613 (f° 267) ; un sonnet « sur la paix » daté de 1614 (f° 249), etc.

2° Ms. F. fr. 15220 2. Poésies françaises du XVIe et du XVIIe siècles. Contient plusieurs pièces de Mainard dont le nom est toujours orthographié Ménard. En marge de la priapée inédite Ils sont bien battus vos beaux yeux (p. 109) le copiste anonyme de ces vers déclare qu'il les tient de M. Bourdelot qui les lui a envoyés à Langres. Il s'agit de l'abbé Pierre Bourdelot, médecin à Rome du comte de Noailles (1634-1636) et ami de Mainard.

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