‹ Le poète François MainardChapitre 99 sur 375 · Id. Rôle des tailles de cette ville pour 1641, (GG · texte numérisé non relu

Id. Rôle des tailles de cette ville pour 1641, (GG

4. Arch. Aff. étrang., Rome, T. 49, f° 354. V. cette missive, dont il sera question dans le chap. suivant, dans notre Tableau chronologique des lettres de Mainard.

président au siège de cette localité, corroborent d'une manière manifeste nos conclusions '.

Il est certain qu'en résignant sa charge Mainard cédait à un sentiment de lassitude pour une occupation qui ne répondait ni à ses goûts de poète, ni à ses ambitions. Il pensait, en se fondant sur les compliments reçus de la part de certains grands seigneurs, qu'il lui serait facile de s'attacher à l'un d'entre eux et de vivre ainsi à la Cour. Habiter Paris était, comme on l'a vu, l'objet de tous ses vœux. Le séjour dans la capitale pouvait seul consacrer sa réputation de poète; la fréquentation des beaux esprits et de ses compagnons de plaisirs offrait pour lui plus d'attraits que celle des gentilshommes campagnards, ses voisins, et les pièces qu'il aurait pu écrire pour les divertissements de la Cour ou en l'honneur des grands auraient augmenté ses ressources pécuniaires.

Il avait fondé de grands espoirs sur Montmorency et sur Bassompierre. Le premier de ces seigneurs, nous apprend Tallemant, était riche, libéral et « avoit toujours des gens d'esprit à ses gages, qui faisoient des vers pour luy et l'entretenoient des nouvelles du monde des lettres2 ». Même, à plusieurs reprises, le duc avait manifesté ses bontés au poète qui le loue de prendre soin dans un siècle de fer « de la vertu des gens d'estude ' ». En 1630, au moment où Montmorency fut investi du commandement des troupes envoyées en Italie contre les Espagnols, notre auteur lui prédit, dans une ode, les plus

1. Dans sa brochure Quelques notes sur le tribunal d'Aurilloc (Aurillae, 1908, p. 17), M. J. Tourrilhes rapporte une sentence du présidial de cette ville, d'août 1641, où Mainard est cité comme président. Questionné par nous sur la référence de sa pièce, M. Tourrilhes nous a communiqué qu'il en avait lu la teneur dans un ouvrage de Durif dont il n'a pu nous indiquer le titre. Pour nous obliger, notre aimable correspondant a cherché, mais sans fruit, l'original de cet acte dans les archives | du Cantal. Or, comme les ouvrages d'H. Durif contiennent de nombreuses allégagations sans preuves, nous ne saurions ajouter foi à l'existence du document cité. A noter d'ailleurs, comme nous le fait observer M. J. Delmas, que les noms desj conseillers Test iris, Gayral et de Gaignac qui, en août 1641, auraient assisté Mainard, ne figurent pas sur le rôle d'imposition du 16 juillet 1641 qui contient laj liste des magistrats du présidial d'Aurillac (Arch. commun, de cette ville, CC. 13).

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