Socrate eut deux femmes, Xanlippe et Myrto
2. Les vers qui suivent, il est à peine iiesoin ilc le faire remarquer, témoignent d'un sens lii£lori(]Me peu scrupuleux chez le poète, ^on seulement Socrate y jiarlc comme un Père de l'Kglise. mais encore il se détache éU'angemeul du monde où il vit en disant « la sagesse antique». On ose à peine noter Talhision à la voix du Portique, qui ne peut viser que rilcole stoïcienne (de 67oo, porlique). postérieure de plus d"un siècle à Socrate.
Mais qui donc étais-tu, mystérieux génie? Toi qui, voilant toujours ton visage à mes yeux, M'as conduit par la voix jusqu'aux portes des cieux? Toi qui, m'accompagnent comme un oiseau fidèle, Caresse encor mon front du doux vent de ton aile. Es-tu quelque Apollon de ce divin séjour, Ou quelque beau Mercure envoyé par l'Amour? Tiens-tu l'arc, ou la lyre, ou l'heureux caducée? Uu n'es-tu, réponds-moi, qu'une simple pensée? Ah! viens, qui que tu sois, esprit, mortel ou dieu! Avant de recevoir mon éternel adieu, Laisse-moi découvrir, laisse-moi reconnaître (let ami qui m'aima même avant que de naître' ! Une je puisse, en touchant au terme du chemin. Rendre grâce à mon guide et pleurer sur sa main! Sors du voile éclatant qui te dérobe encore! Approche!... Mais que vois-je? 0 Verbe que j'adore % Rayon coéternel, est-ce vous que je vois?... Voilez-vous, ou je meurs une seconde fois!
i( Heureux ceux qui naîtront dans la sainte contrée Que baise avec respect la vague d'Erythrée^ ! Ils verront, les premiers, sur leur pur horizon, Se lever au matin l'astre de la raison.