‹ Le poète mourant (volume 2)Chapitre 3 sur 24 · Boiloau avait dit · texte numérisé non relu

Boiloau avait dit

De la foi d'un chrétien, les mystères terribles D'ornements égayés ne sont pns susceptil)lcs;

ni;iis Cliatcaubiiand avait renverse ceUe opinion dans le Gi'nie du chrisliaiiisinc et dans la Préface des Martyrs.

'2. Histoire de la révolution de 18 i8. Vciyoz l'Œuvre de Lamartine

par llobertot, p. tîC'î).

ÎNTUODUCTIOS'. 9

durer. Candidat à la présidence de la République, il échoua avec moins de 20 000 voix contre 4 millions et demi accordées au prince Louis Napoléon, et, après le 2 Décembre, rentra dans la vie privée pour n'en plus sortir.

Hélas! une troisième période de sa vie commençait (1852- 1806) : ruiné et chargé de dettes, il lui fallait, à plus de soixante ans, se remettre au travail, non plus même en rappelant les poétiques souvenirs de sa jeunesse, comme il l'avait lait jusqu'alors {Raphaël, pages de la vimjtU'mc année, les Confidences, les Nouvelles Confidences. Geneviève, etc.), mais en publiant des ouvrages à livraisons, destinés à rapporter promptement de quoi subvenir à la vie journalière: Hisloircs de la Reslatiralion, des Conslitiianls,de la Turquie, de la Russie, Cours familier de liltérature, Vie des (jrands hommes, etc.

Il venait enfin d'échapper par une dotation <à la misère grandissante, lorsqu'il mourut (1809), délaissé de l'ingrate génération dont il avait été la plus pure gloire, presque inconnu de celle qui surgissait, déjà éblouie par l'incomparable éclat de \n Légende des siècles.

Mais l'heure de la justice est venue pour Lamartine : on se souvient que, « s'il traversa la politique comme une aurore pleine de promesses, entraînant avec lui les espérances de paix et de fraternité qui ont fasciné l'Europe pendant quelques jours de ce siècle )), il fut aussi le chanteur et reiiciianteur par excellence, le magicien et le charmeur des âmes entre tous ceux qui se sont servis de la parole humaine.

Et c'est avec un élan d'admiration et d'amour que la France se retourne vers celui qui reste, en même temps qu'un des plus beaux génies poéti(]ues du siècle, un des honunes d'Llal les plus honnêtes (pi'ellc ait poi-tés •.

1. Voyez, pour le jugement des œuvres de Lamarlino, la Préf.ice déjà citée de M. de Lapriule, le l)cau hvrc de M. Cli. de Pomairols, et, pour le détail do la i)iogni|iiiic do L;unarlin(\ les préfaces de M. de Honclinudi la corrospoiid.iiicc do Lnmai'tinc et l'introduction de M. Wohevlet {L'Œuvre (le I.tniiiulinr. 1887].

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