OBSERVATIONS
Observation I
Le surmenage ne fail pas maigrir.
x, propriétaire d’une usine importante. Ce malade a depuis longtemps de graves préoccupations au sujet de ses affaires. Ses ouÿriers se sont mis en grève il y a deux ans. A cette époque sa santé a souffert, il dormait peu, mangeait mal, n’ayant pas d’appétit et ayant sts digestions douloureuses. Il faisait beaucoup d'exercice pour oublier ses ennuis et ramener l'appétit. Or depuis ces deux ans il engraisse. Son poids a augmenté de 23 kilogrammes. Il est tout surpris de voir son poids s’élever. Comme il est fort instruit, ayant même lu des livres de physiologie, il ne s'explique pas comment la graisse peut s’accumuler
chez lui qui absorbe peu et dépense beaucoup.
Observation II
La suralimentation peut faire maigrir :
ou n'empêche pas l’amaigrissement.
Tel est le cas d’un malade qui perdit 20 kilogrammes en qua- tre mois. Ce malade prenait une alimentation très abondante con:
sistant en pâtes, farineux, bouillies et crêmes, Malgré un séjour
ON MN EE QE PET PU ee POLE UE OPIR
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prolongé au lit, puisqu'il n’a pas quitté le lit pendant six Mois,
ce: malade a maigri. Et pourtant il prenait à chaque instant de
la nourriture, car il avait des fringales douloureuses et perpétuelles et la souffrance ne cédait qu'après l’absorption des ali-
ments. Cependant nous dirons qu'il restait au lit parce qu’il était
neurasthénique et il avait une asthénie telle qu'il ne pouvait
tenir debout.
C’est ainsi que la dyspepsie et le nervosisme concourent à
l’aimaigrissement.
Observation III
Les dyspepsiques maigres peuvent encore maigrir.
1 s'agit d’un malade âgé de 52 ans. ll souffrait depuis dix ans d’une dyspepsie caractérisée par des accès douloureux très intenses qui duraient de trois à sept heures. [l ne s’alimentait plus tant il redoutait les crises dont la violence augmentait chaque semaine. |
Ce malade déjà maigre a maigri comme l’indiquent les chif-
fres:
: Taille : 1 m. 62.
4 novembre 1907. . . 60k,500
26 novembre: 072 597 Lanvin 10082232 P RE UA 18 février 1908. . . . 53 800
94 juin 1900: : . :: 254.600
Depuis lors le malade s’alimente copieusement. Son poids
reste fixe, il est guéri,
Observation IV
Amaigrissement favorable chez les dyspepsiques maigres.
G. Leven (Presse médicale, n° 71, 2 sept. 1908).
Il s’agit d’un malade âgé de 35 ans, dyspepsique et souffrant de troubles réflexes cardiaques. Il vit son poids tomber peu à
peu de 86 kilogrammes à 79 ker. 100. Sa taille était de 1 m.88. -
2 décembre 1904 . . . S6Kk.
21 décembre : : . . 83 500 :
26 Janvier 1905: -: 83 200
28 Féwrien. ne au vu, à 89 600 23 mars. ii. 200% 300 fŒmals ce tn se S0S 400 . = 28 septembre . . . . 80 300 26 octobre "55270 5200
On eut beaucoup de peine à rassurer ce malade car il avait eu une coxalgie dans son enfance et on lui avait souvent dit que s’il maigrissait la tuberculose guérie ferait sa réapparition.
Observation V
Amaigrissement favorable chez les dyspepsiques maigres. G. Leven (Presse médicale, n° 71, 2 sept. 1908).
Un médecin militaire vient en 1907 consulter le Dr Leveu. Il souffrait de troubles dyspeptiques inquiétants, s’alimentait difficilement, avait des selles diarrhéiques depuis trois mois. Son
alimentation était fort réduite à cause de la gastralgie qu’il re-
ra -loutait et de l'entérite qu’il espérait combattre.ainsi; 11: mesurait 1 m.70.. - PRET ee : Les pesées. successives donnèrent les renseignem ents suivants :