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Dès le mois de décembre l’état de ce malade s’était amélioré,
les digestions étaient nornales, la diarrhée avait pris fin, l’ali-
mentation était abondante. La guérison s’est maintenue.
Observation VI
G. Levex (La dyspepsie, page 97).
11 s’agit d’un malade dont La bronchite, la dyspnée, ont guéri
en même temps que l'obésité. M. A.., sous chef de gare, vint le 18 juillet 1900 à la consultation des Enfants-Assistés. [l'était âgé de 44 ans. | |
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Il était gros, pesant 95 kilos. Son teint rouge, violacé, ses lèvres presque noires, sa démarche difficile, sa parole saccadée, tout son aspect dénotaient des troubles respiratoires et circulatoires intenses. |
Il toussait depuis quinze ans autant l'été que l'hiver, ses bronchites se succédaient, l’expectoration était abondante. Il avait une dyspnée continue si forte que parfois il n’osait traverser seul les voies du chemin de fer. En outre il avait une grande dilatation d'estomac, de la gastralgie, des alternatives de diarrhée et de constipation, des migraines et des vertiges très violents.
L’ouscultation du poumon révélait l'existence de très nombreux râles humides, sibilants et ronflants, Le cœur et les reins étaient normaux. :
=. M. Leven lui prescrivit un traitément pour le faire maigrir,
traitement basé essentiellement sur le repos et un régime alimentaire convenable pour tout dyspeptique, qu’il soit obèse ou maigre. ;
Le malade se reposa complètement pendant un mois. Après trois mois de traitement il ne toussait plus, n’avait plus de râles dans les poumons, n’avait plus de dyspnée.
Au bout de sig mois il était guéri. Il avait perdu 22 kilogrammes. Il pouvait courir.
Cette guérison se maintient depuis quatorze ans.
Observation VII G. Leven (La dyspepsie, page 193).
Un jeune homme de 18 ans entre à l'hôpital pour ictère con-
sécutif à des excès de table et de boissons. A la suite de trou-
bles gastro-intestinaux qui avaient marqué nettement le début
du mal, il avait commencé à maigrir. L'amaigrissement était visible à la flaccidité des téguments et du facies émacié. Il était justifié parles troubles gastro-intestinaux, par les vomissements, par la fièvre et par l’alimentation restreinte. A son entrée dans le service il était au quinzième jour de sa maladie et présentait tous les signes classiques de l’ictère par
rétention. Il fut aussitôt soumis au régime lacté exclusif.
Le 22° jour il pèse. . . . . . 47k.500
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A partir du quarante-septième jour le poids s'est maintenu
sans variations. L'augmentation de poids survient donc malgré
la durée de la maladie, malgré la diarrhée à certains jours, mal-
gré la persistance de l’ictère.
Observation VIII
G. Leven (La dyspepsie, page 194).
Nous citerons le cas d’un malade dont l’ictère fut observé durant dix mois. Ce sujet engraissa de 2 kilogrammes étant soumis au régime lacté exclusif, Or ce malheureux dont l'ictère ne
diminuait pas fut opéré et mourut. L’exploration chirurgicale
ne révéla pas l’existence d’un néoplasme sur le trajet des voies
biliaires. La cause de l’ictère par rétention demeura inconnue,
Observation IX
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B. C..., âgée de 12 ans, a eu la coqueluche à l’âge de 3 ans.
En 1878 elle se refroidit et se met à tousser, la toux avec expectoration dure trois mois environ ; elle reste faible et amaigrie après cette maladie. L’été et l’hiver qui suivent la maigreur s’accentue surtout au visage. Ce fait attire l’attention des parents qui en 1879 constatent le désaccord entre l’amaigrissement de la moitié supérieure et de la moitié inférieure du corps. Elle a des sueurs très abondantes le jour et la nuit, sueurs qu'aucun traitement-ne modifie. Depui: elle a grandi, son poids s’est accru malgré la persistance de cet amaigrissement localisé. Elle a fait de bonnes études. Elle est plus active et plus vigoureuse que ses camarades. È
Étal actuel, — Son teint est clair. Elle paraîtrait normal s’il n'y avait pas d'amaigrissement. L’appétit, le sommeil sont bons; estomac et intestin fonctionnent bien. Pas de rachitisme.
IF y a une absence complète de graisse de la moitié supérieure du corps, surtout remarquable au visage dont l'apparence est celle d’une figure de vieille femme. | |
Les bras sont dépourvus de tout tissu adipeux ; il en est de même pour la poitrine. Les masses musculaires sont bien développées ; le squelette est fortement constitué. Sa force est suffisante pour lui permettre de se suspendre par les bras; les cheveux, les ongles ne sont pas aiférése : *
Aucune déviation de la colonne vertébrale, Les mouvements du tronc sont souples, aisés, faciles. Les réflexes sont normaux.
Le réflexe abdominal est également normal.
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Elle n’a pas de réflexe mentonnier.
Aucune secousse fibrillaire.
Sensibilité intacte sauf aux deux avant-bras où sur le bord cubital il y a de l’hyperesthésie, Elle localise bien les contacts . Les réactions aux courants galVanique et faradique sont norma-
les, Les urines ne renferment ni sucre ni albumine.
Observation X
G. Leven. /n extenso.
De 1 à 10 ans. Enfant chétif. Jeunesse triste et douloureuse. Rougeole, coqueluche, fièvres intermittentes. La famille habite à L...le médecin ordonne le soleil. Le père, professeur au collège, obtient sa nomination à A...
10 à 15 ans. Pleurésie. Bronchite. Amygdalite. Trachéite.
Défense de jouer « parce que le jeu donne chaud ». Nervosisme. Imagination ardente. :
16 à 20 ans. Coxalgie, On le place dans une gouttière de Bonnet. Fonctions digestives régulières, bon moral. Etudes suspendues pendant deux ans par crainte de méningite tuberculeuse possible, À 19 ans il entre dans l’administration. Mauvais estomac caractérisé par la perte de l'appétit, lourdeur après le repas, vomissement. On ordonne comme boisson le lait.
Puis la vie change brusquement. Il est nommé sous- préfet à- Alger. Il mène une vie intense qui lui plaît. En quinze jours les troubles de l’estomac disparaissent.
De 20 à 26 ans. Il se marie, mène une vie très régulière. Il ne souffre de rien ; mais tout le fatigue, Une chute sur le genou
fait qu'il reste quatre mois au lit. Le médecin parle de tuber-
sr Poe culose possible. Mais il mange bien, l'appétit augmente, pas de troubles apparents de l’estomac.
A 26 ans, pneumonie très grave. L'Algérie ne lui plaît plus comme dr toi et il décide de rentrer en France malgré l'avis de deux médecins dont l’un professeur à la Faculté de Bordeaux déclara : « Si vous habitez Paris vous mourrez d’une phtisie galopante au bout de six mois. >
A Paris.
1899. — Nouvel accident au genou gauche, trois mois de lit, pointes de feu. Le médecin parle encore de tuberculose possible. Toujours nerveux, de l’enthousiasme ou des colères. Pas de troubles apparents de l'estomac.
1903. — Le malade a un appétit boulimique. Il a alors 31 ans. Effrayé il va consulter un médecin : On lui répond : « C’est l’ornisme qui se défend, ne vous plaignez pas. » Il commence à en-
graisser et se réjouit.
Puis surviennent des insomnies, des prostrations jusqu’à 5 heu-
res du soir. Nervosité., Ni douleurs, ni vomissements. Il ne : DEPOT
pense pas avoir de troubles stomacaux, le médecin n’y pense pas
non plus. Il lui conseille de bien manger et de se coucher de
bonne heure.
1904-1909. — 32 37 ans.
Les poissons, les œufs lui répugnent. Il se nourrit de haricots, légum:s. Il engraisse, En 1907, son dos s'arrondit, le ventre grossit, les membres restent grêles, la démarche devient lourde avec essoufflement rapide. À le voir de dos on lui donnerait 50 ans. Le moindre effort intellectuel devient pénible. Ni douleurs, ni vomissements, il est toujours persuadé que son estomac.
fonctionne bien. Insomnies par périodes de quinze jours.
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1909. — Pour raisons administratives, ses heures de repas
: sont changées :
A 8 heures, petit déjeuner, un potage.
À 10 heures, déjeuner copieux.
À 4 heures, chocolat et pain. :
À 6 heures, dîner copieux.
Il a constamment faim.
1910. — 38 ans.
Mai. — Troubles cardiaques et éructations pénibles.
Juillet: — Il passe un mois au bord de la mer. Constipation, éructations très fréquentes. Le moral reste bon. Il fait sans fatigue de longue marches.
Août. — Les troubles cardiaques reviennent plus souvent. La doctoresse P. lui dit qu’il mange trop et qu’il mène une vie trop
sédentaire. Elle le met au régime. Aucune lésion cardiaque.
Le 18 août le poids est de 72 kilos, la taille est 1 m. 72. Septembre, poids . die et ok Boctobre in ed eu 0denrr ire DA 300 dhoetobre MT Enr bee baseux OEe200 BHoCÉohre Tr ne ete eme 0211000
Les forces commencent à diminuer.
En novembre, le malade effrayé craint la tuberculose. Il va :
consulter le D W, qui ordonne la suralimentation.
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Les forces disparaissent ; plus le malade mange et plus il se
sent faible.
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Il va à la clinique du D: A. qui lui dit: « Vos poumons sont malades»,et pourtant il ne tousse pas,ne crache pas, n’a defièvre.
4 décembre 1910. — Il voit le D' C. qui fait le diagnostic de dilatation légère de l'estomac. Nouveau régime. Les forces ne reviennent pas.
28 décembre 1910.— Aucune amélioration. Le D' C. fait continuer le régime. La faiblesse augmente.
1911. — 39 ans.
Le malade ne peut continuer ses occupations. Le 15 janvier une grippe le met huit jours surle lit. On lui donne de la syrchnine.
16 février 1911. Il ne peut marcher. Il peut à peine causer. Poids 55 k. 300. | |
I] va voir le Dr P. qui diagnostique : « lésion du pancréas » et l’adresse au Dr Leveu :
Celui-ci après examen lui déclare qu’il a des troubles dyspeptiques et qu'il guérira, mais en maigrissant peut-être encore. Trois ans ont passé; le sommeil est revenu, les forces aussi. Il a repris ses occupations, le moral est excellent, Il semble au malade qu’il sort d’une fontaine de Jouvence. Le malade a conti-
nué à maigrir Jusqu'à ce qu'il ait atteint son poids physiologique.
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Un examen radioscopique montra l'intégrité de tous les organes. Le poids est redevenu fixe. La dyspepsie est guérie. [l a
recouvré sa maigreur physiologique.