CONCLUSIONS
I. — Il existe pour chaque individu sain et normalement développé un poids physiologique qui se caracrise par sa fixité. Ce poids reste constant pendant dix, quinze, vingt ans et même davaniage,la plus grande partie de la vie. Il est variable avec chaque individu. Il ne correspond pas à la taille. Il n’est pas obtenu avec les méthodes courantes employées.
II. — Ni la suralimentation, ni la sous-alimentation, ni le surmenage, ni le repos physique n’influencent le poids physiologique. Ce poids est inférieur au nombre de centimètres de la taille au-dessus d’un mètre. Le fait
est prouvé en particulier par les statistiques militaires.
III. — Ce poids physiologique est parfois minime, Il paraît être réglé par un système régulateur du poids qui
aurait son siège dans le système nerveux central.
IV.— Tout sujet dont le poids s’abaisse au-dessous de son poids physiologique doit être considéré comme suspect. C’est généralement le premier indice d’un état pa-
thologique. De même toute augmentation de poids au-
Es. ss dessus du poids physiologique n’est pas un signe de santé florissante. L’obésité cache le plus souvent un état morbide.
V. — La connaissance et la fixité du poids physiologique ont une grande importance séméiologique dans l’étude de tous les cas cliniques et spécialement dans lictère par rétention. |
VI. — Pour que ces notions conservent leur juste valeur, il faut dans les pesées éviter les causes d’erreurs due en particulier aux boissons, à l’hydratation et à la deshydratation. En un mot il faut savoir interpréter les pesées. |
Vu : le President de la thèse à GILBERT
Vu :le Doyen, LANDOUZY
Vu et permis d'imprimer:
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,