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CHAPITRE II

Fixité du poids physiologique

Pour chaque individu normal et sain il existe un poids physiologique. C’est ce poids du corps que l’on observe aussi bien chez l’homme que chez la femme à l'état de santé parfaite. Il se caractérise par sa fixité. Celle-ci n’est pas influencée par certaines causes qui paraîtraient à priori devoir la modifier.

Chez le sujet sain à l’état de développement complet la suralimentation n'augmente pas ce poids. Si l’augmentation se produit, ce ne sera pas de suite. Elle succédera à la dyspepsie, résultat de la suralimentation. Le sujet luttera contre l’engraissement. Si on cesse à temps la suralimentation, son effet aura été nul. Si on la prolonge suffisamment pour que le mécanisme régulateur du poids soit faussé, le sujet augmentera de poids. Alors il touche à un état morbide.

D’après M. G. Leven, d’après Sabourin, l’aptitude à l’engraissement considérée par des médecins spécia-

lisés dans le traitement de la tuberculose comme une

0e choseexcellente leur paraît au contraire témoigner d’une fragilité morbide excessive.

Avec M. Leven nous irons plus loin. La suralimentation avons-nous dit crée la dyspepsie. Elle n’engraisse done pas nécessairement tous les malades. Chez certains elle détermine l’amaigrissement. On peut voir la constalalion de ce fait dans les observations que nous citons.

La suralimentation n’influence donc pas le poids physiologique (Obs. n° 2).

C'est par un procédé analogue et du reste inconnu que l'organisme se défend contre l'amaigrissement. Un sujet sain et normal peut être soumis à un régime alimentaire très réduit durant un temps assez prolongé, un mois même sans abaissement appréciable du poids. Cet abaissement ne se produit que lorsqu'on dépasse les limites de la résistance de l’organisme et du système régulateur du poids, résistance variable du reste suivant les sujets.

Le surmenage physique lui-même n’est pas davantage un facteur constant d'amaigrissement. Le sujet ne maigril qu'après un effort soutenu trop longtemps (1) qui compromet la santé. Si le sujet maigrit rapidement c’est qu’il n’était pas sain et normal. Ordinairement le sujet surmené maïigrit pendant quelques jours, puis il récupère son poids physiologique. |

A ce propos, M. Leven (2) écrit : « Nous savons que

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