‹ Le poignard dans le dos; notes sur l'affaire MalvyChapitre 6 sur 55 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

La Haule-Cûur de Justice tint ses premières séances — d'installation de procédure — les 21 et 28 janvier 1918. Malvy, demeuré en liberté, y comparut entre ses deux avocats, M"^ Bourdillon et Paul Guillain, mon ancien condisciple de Louis-le-Grand. C'est le cas de dire : « Comme on se retrouve I n Assisté de MM. Lombard et Sénac, conseillers à la Cour de Cassation, personnages muets, le procureur général Mérillon commença la lecture de ses réquisitions ou, plus exactement, de son réqui'.-iîoire introdnctif d'instance, dont voici le passage principal :

Le même jour*, ainsi qu'il résnlle du troisième docu~ ment produit, la Chambre des députés était saisie de l'incident par une interpellation de M. Delahaye. Le président du Conseil demanda le renvoi de l'interpellation à la suite de l'ordre du jour, mais en faisant des déclarations dont il importe de retenir les passages suivants : « Le gouvernement n'a rien à ajouter à la déclaralion qui a paru ce matin dans les journaux. Il l'a faite sous sa responsabilité. Il a choisi la \oie qui lui a semblé la plus propre à sauvegarder à la fois l'indépendance complète de la justice et la paix nationale.

Page 1