‹ Le point-d'honneurChapitre 16 sur 33 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

LES MÊMES, VICTOIRE, arrive encourant , on entend plw sieurs voix dans la chambre.

TOUS

Eh I Victoire , Victoire !

VICTOinE.

AIR : v^/t ! cjiic les Maris sont heureux ! Par ma fine y sont trop joyeux Pour que j'veuiir rester avec eux.

Jamais on ne m'y raltrap'ra , Serv' des officiers qui voudra.

MAO. DE MIRVAL

Comment donc?

■VICTOIRE

L'un veut que j'I 'embrasse , Ft , par le Champagne échauffe' , L'autre , en me d'mandant sa d'nii-tasse, Avec moi veut prend' son café'.

Par ma fine y sont trop joyeux , etc.

MAD. DE MIKVAL.

Avez-vous à vous plaindre?

VICTOIRE

J'ai pris le bon parti. . .Je me suis esquivée prudemment I . . Mais j'aiben peur que le déjeuner ne finisse pas sans querelle.

ERNESTINE

Pourquoi cela ?

VICTOIRE

Il y a un brave homme qui n'entend pas raillerie. . . et il a raison , parc'que sans ça les jeunes gens , qu.in(l la tête est prise. . . et y a là un jeune monsieur qui me paraît bien e'tourdi. . . avec son petit air moqueur. . . et ses discours à l'avenant. . . qu il y prenne garde.

ERNFSTlI»rE.

Vous m'effrayez , mademoiselle,

VICTOR , dans la chambre.

M. Charles, vous avez tort.

PLUSIEURS voix.

Oui , oui , vous avez tort.

VICTOIRE

Oh! c'est effrayant, parc'que, dame! . . . çan'finit pas toujours à la fourchette:

AïK de l'Ecu de six francs.

Malheur à ceux sur qui ça tombe , Et , quelquefois c'est comme tin sort , On s'bat, et celui qui succombe Est just' celui qui n'a pas tort.

r.R.VESTINE.

Je tremble.

VICTOIRE

Ah ! dam' , dans l'militaire , Tel , après de joyeux excès, Vous paraphe un acte d'de'cès Beaucoup plus vit' que monsieur Pmaire.

Quoiqu'ça, j'vas avertir M.Martial, parc'que... (eZ/e aperçoit Charles.) Ah ! il n'y a plus d'danger, v'ia l'étourdi qui descend. ( Elle sort. )

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