‹ Le point-d'honneurChapitre 24 sur 33 · CHARLES, ERNESTINE · texte numérisé non relu

CHARLES, ERNESTINE

iRNESTiJV :, d'une voix altérée.

Monsieur... ina mère et moi... nous savons tout. Mon père, outragé, vous a appelé en due!;. . . vous avez accepté.

CHARLES

Ab I vous pouvez croire I . . .

ER?fESTI!\'E.

Nous avons trouvé t'e la pilié dans le cœur d'un inconnu; témoin de mon père , eiivoyé par lui pour nous éloigner jusqu'à demain, il a prévenu ma mère. . . Elle est maintenant sur le? pas d'un époux qu'elle pouvait ne plus revoir,. . . et sa tendresse, qui connaît l'inflexibilité de l'homme que vous avez offensé , m'a permis de venir savoir si l'agresseur serait insensible aux prières d'une fille tremblante.

CHARLES

Insensible à vos prières, Ernestine î moi!... Ma faute est odieuse, sans doute; mais, plus malheureux que cou^iable , je. u'ai point accepté. , . .

ERNESTINE

Se pourrait-il ! . . .

CHAULES.

J'ai subi la funeste proposition. . . . Ah! si le devoir m/ei\$ permis. . .

ERNESTi!^•E.

AIR : Ainsi que vnus je rends hommage. Le devoir vous dictait d'avance , Pour sa bonle', des soins touchan^i 5 De l'esl.'iQC poiii- sa Vaillaûoie , Du respect pour sus clicveux hltmcs.

£t, fjuaiid nos inaus sont votre ouvrage , Refuser 11 sou dcs<.»^poif ,

D'yjijuter le metulre à l'outrnge, V(;ilà 03 que veut le devoir»

CIIARIES.

Du devoir qrij me d-." c ptie ,

Voiif! comprenez mal la rigueur ; Il m'est dicté par votre père , Il m'est impose' par l'honneur.

S'y soustraire serait un crime Dont l'effort passe tout pouvoir :

Réparation et victime.

Voilà ce que veut le devoir.

er:<estine.

Charles, qu'osez-vous dire?

CHAULES.

Pardonnez à mou trouble. . . Ernestine, je suis plus à plaindre rju'à blâmer. . . Hélas ! beureux de prévenir vos volontés , avec quel empressement j'aurais embrassé les f^puoux de votre père, s'il avait daigné recevoir les excuses que j'aurais voulu lui faiie.

ERNEST1.NF:.

Tous eussiez consenti?. . .'

CH VRLES.

Avouer ses torts ne devrait jamais déslionorer, mais voire père m'a demandé réparation les armes à la main , J6 dois attendre ri dernière décision.

ERNESTINE, épouvantée.

Et si les larmes, les prières de son épouse , de ja fille ne pouvaient le fléchir, vous vous croiriez doue obligé?. . .

De me soumettre .

Eh bien! Cliarîcsl .

Eh bien ! . . .

Vous m'aime. 7 Plus que ma viel

CHARLES

ERNESTI^IE.

CHARLES

ERNESTINE

KRNESTINE.

Charles, c'est votre Ernestine qui vous en supplie^ si nien porc insiile, refusez un affreux combat.

t;iIARLF.S.

L^honnenr ? . . .

ERWESTINE.

Vous le trouverez dans votre conscience.

, CnARLES.

L'estime des hommes?. . .

EHNESl'lNE.

lia seront forcés de vous l'accorder.

CRARLFS,

Ernestine I . . .

ERNESTINE

Vous m'avez offert votre fortune, je l'accepte; vous avez demandé ma main, je vous la donne : l'assurance de mon amour doit combler tous vos vœux.

CHARLES

Ernestine !

ERNESTINE

Ma tendresse, mes soins, ma reconnaissance vous tiendront lieu de gloire et d'illustration ! . . .

CHARLES

Par pitié î . . .

ERNESTINE , le retenant.

Charles, tu m'entendras. {Elle lui prend la main.) Oui , placée entre mon père et toi, le coup (jui frappera l'un ou r.-mlre me donnera la mort.

CHARLES

Fatal honneur !

ERNESTINE

Prononce. . . .

cuxni^ts y hors de lui.

Eh bien I je vous promets. . .

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