SCÈNE XXVI
De MIRVAL , CHARLES , FÉLLX, VICTOR , ^LARTIAL,
VICTOIRE; QUELQUES QFFICIEKS.
( Fanfare. ) UiN OFFICIER , arrivant.
INIcssieurs , le major vient n'ordonner fj^e le regiuirnt se réu-» niSïC pour la nécrption du nouveau coloi:el , M. de I^iii'\ al.
DE MiaVAL , <> part.
La nouvelle esl arrivée trop tùî. ( Il revient ; aux Icmoia.s et à Char-', .v ) :
Monsieur, rinis,sons.
VICTOR
Ladiscipli.ne s'y oppose. Un colonel ne peut se batlrc avec un capilaijie.
CHARLFs, vivement, aux témcins.
Je suis confus de vos soins , messieurs ; vous vnvez qu'ils sont imitiies. Tant de lenteur fatigue te baron de Mrvai : je dci.s ^ jf veux le snhsfaire. ( fl le prend par la nia'ii j,-t ran.k'ic u l'itvanl-icinc piis dr la petite- lablr ^.
k.\t.Jinal (Iti Julien, premier acte,
CHARL6C, en scène arec Min>al et les témoins'-
Un mot encor.
( Il fuit signe a son témoin de s'éloigner ; de 31irval en fait aiilnnl. Fè"-
lix et Victor, a (quelques pas en arrière, obier^'ent ta situation.)
MARTIAL , arrivant par le fond at'ec P'ivtoire. Entends-tu? la musiq' s'avance.
CHARLES lient le recueil.
J'aurais pu , de mon imprudence, M'escuser sans honte avec vous.
VICTOIRE et ilARTIAÎL
En knasse ils arrivent tous , Dans le logis quelle bombance!
( Pendant ce temps , Charles a écrit à la lidle quelques lignes fur ta
première feuille du recueil. )
CHARLES , a Mtn^aU
Le pardon d'un vieillard n'est jamais une ofFèuse^ Mais Tctre cœur préfère Ja vengeance.
A vos refus j'aurais pu fuir ; Mais on m'aurait flétri du nom de lâche.
MARTIAL et TiCTojnz , toujours au fond , et regarde la foule qui drriiiè au loin. ) Au choix d'un bratc iij viennent applaudir. CHARLES , présentant le recueil ouvert à d« Mutual. 'l'enez, monsieur, j'aurai rempli ma tâche, Sans qu'Ernestine ait droit de me haïr. ■ y II a remis le recueil à de Miri^al ; il s'est approché de latahle , a pris un pistolet , et, après nuoir examiné un moment le vieil officier il se dirige -vers le pai'illon. ) T)£ MinvAL, pendant l'action de Charles, a lu, sur une musique tniii' taire plus rapprochée, les mots suiuans : « On doit connaître, en offensant, « Tout ce que le devoir impose ; « Puisque votre honneur veut du sang , <( C'est du sang que je vous propose.
'( Je me considère vaincu j « Terminons de vaines disputes ; '<'■ Voyez l'iieure. . . et, dans trois minutes ^ 'î' Si vous pei.sisftz. . . j'ai \sc«. »
c^kKi.zs , près du pai'dlon.
Fatal honneur, prends la victime!
"se mïr\ al, se préc:pitant après lui au moment où il moule les marché du paviLlon,
Ce trait arrache mon estime.
VICTOR et FÉLIX.
Ce (rait arrache son estime.
{Ils vont au-deuant des dames. De Mirvalet Charles tombent dans les bras l'un de Vautre ; les deux timoins font voir ce spectacle il Ernes^ tine et à madame de Mirval. )
Ce brave , à tant de loyauté , Accorde un pardon me'rité.
ERNESTINE et MADAME DE MlRVAI.-.
Ah ! quel bonheur !
( Elles se précipitent 'vers eux. )
TOUS
Ail ! quel bonheur !
il le presse contre son cœur.
Ah! quel bonheur!