ROSSIGNOL, DU BOIS JOLI
— Rossignol du bois joli, Mais enseigne-moi donc (bis), Enseigne-moi [du] poison, Mais pour empoisonner (bis),
Pour empoisonner mon mari Qui est jaloux de moi (bis).
— Lä-haut, dedans la forêt Mais vous en trouverez {bir:.
La tête d’un serpent méchant Mais vous en pilerez (bis).
Quand votr[e] mari arrivera Une grande soif il aura (bis.)
Il vous dira’: “ Ma bonne dame Donnez-moi donc de l'eau (bis). ” Vous lui direz: “ Mon cher mari,
Cle n’Jest pas de l’eau qu’il vous faut, [Mais] c’est du vin [au lieu de l'eau]. ”
I. Recueillie par C.-M. Barbeau de Mme Aimé Simard, de Saint-Irenée, (Charlevoix), en juillet 1916. Mme Simard, âgée de plus de 38 ans, apprit cette chanson de sa mère, quand elle était petite fille. Sa mère était Philomène Gagnon, née à la Malbaie,
A mesure qu'il en buvait
Le vin [dans son verre] noircissarc.
Mais le vin [y] noircissait.
L'enfant qu[i] était dans le berceau.
[Son père il] avertissait (bis).
— Papa, papa, n'en buvez pas!
Car ça vous ferait mourir (bis).
—- [Pour moi] la mort, zrai, y passai La grande soif que j'avais,
Mais grande soif que j'ava
Nous avons eu heureusement pour nous et surtout pour vous en ce moment la chanson sans l'air !, et les tristes criminels durent à leur tour comparaître devant la chambre de l'arsenal dont les séances furent reprises en 1681 pour se tern:inr en 1682. “ Vous
recherchez les gueux, s'était écrié un des accusés, on doit recher-
cher plus haut ?, ” On n'osa cependant trop fouiller la conscience des lions et l’incident fournit à Lafontaine maints bons mots de ses “ Animaux
malades de la peste ”. Le dernier acte est joué de ce que Funck
Brentano a si bien intitulé “le drame des poisons ”. La auvre F
peinture que nous venons d'en faire, n’est du reste que l’esquisse de ce vaste incident de l'histoire qu'il a si bien raconté.
1. Peut-être faudrait-il mentionner cependant la Corriveau illustre descen< dante chez nous des sorcières de là bas.