‹ Le Polyadenome Castrique: PolypeuxChapitre 11 sur 35 · S [° ANATOMIE MACROSCOPIQUE · texte numérisé non relu

S [° ANATOMIE MACROSCOPIQUE

a) SIÈGE. — Le polyadénome gastrique, néoplasie formée aux dépens de la muqueuse, n’est visible que par ouverture de la cavilé stomacale. La face séreirse de l'organe ne présente en général aucune moditicalion notable, tout au moins qui puisse être attribuée aux polypes. L'’estomac étant donc élalé, on peut apercevoir les tumeurs disséminées au hasard sur toute sa surface intérieure. Dans la plupart des cas cependant, ces polypes se groupent pour occuper de préférence soit la région prépylorique. soit la grande courbure, soit la grosse tubérosité. Au niveau des faces,au contraire,ou de la petite courbure, les adénomes sont bien moins nombreux ou absents.

Brissaud fait remarquer que ces localisations coïneident avec la plus grande fréquence normale des glandes pepsinifères. C'est peut être là un fail important au point de vue pathogénique. Dans un cas les poiypes se seraient disposés en séries transversales et régulières dans Ja partie inférieure de l'estomac ; ce cas est d’ailleurs unique.

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b\ NouBre. — Le nombre des polyadéñomes répartis sur la muqueuse varie dans des proportions considérables. Cependant ces observations sont plus nombreuses où on les compte par plus de vingt ; et s'il est rare de n’en voir que un ou deux ou trois, ilest courant au contraire d'en dénombrer 40,50; Brissaud rapporte une observation où il yen avait au moins 200. Ménétrier estime que 300 n'est mème pas le maximum que l’on puisse rencontrer ; il est évident que dans ces cas le polyadénome s’est étendu à la presque totalité de la surface muqueuse. Notfe observation se classe donc dans un rang très modeste à ce point de vue puisqu'on n'a relevé qu'une trentaine de polypes suffisamment caractéristiques pour être comptés.

c) VOLUME. — On pourrait s'attendre à ce que dans un nombre aussi considérable de productions néoplasiques une grande diversité de taille soit notée entre les divers éléments présents sur une même muqueuse. Or, au contraire, ce qui a frappé la plupart des observateurs, c’est que tous ces polypes sont sensiblement égaux en volume dans un même cas. Les variations du simple au double sont exceptionnelles. D'autre part, d’une observation à l'autre 1} y a encore identité presque complète entre les volumes signalés, et les comparaisons renaissent identiques sous la plume des observateurs : «les plus gros sont comme une noisette, les plus pelits comme un pois ».

C’est donc dans les limites étroites d’un diamètre de 4 à 10 millimètres à peu près que se rangent presque tous les cas observés. De là, il nous paraît logique de tirer les deux conclusions suivantes. C’est que d’abord il y a là une raison sérieuse de considérer tous les nodules d’un polyadénome donné comme contemporains. [Il semble. bien que la cause ignorée sous l'influence de laquelle s’est

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modifiée la muqueuse gastrique ait porté son action simullanément sur Lous les points de celle ci qui ont été attaqués.On peut en inférer,oubienque cette causen’a agi que pendant un temps limité, ou bien qu'elle n'a trouvé qu'à un certain moment la muqueuse dans l'état fonctionnel ou anatomique permettant a réaction adénomateuse ; sinon il ne serait pas logique que toutes ces néoformations Soient contemporaines, ou si elles ne sont pas contemporaines, qu'elles soient toutes du même volume. En second lieu, la constance du volume dans tous les cas nous oblige à croire que le polyadénome polypeux a un accroissement limité, — plus ou moins lent, plus où moins rapide, nous l’ignorons, — mais dont la raison cachée cesserait d'agir une fois atteint le volume d'une noisette au maximum.

On ne s'explique pas en effet autrement ces résultats concordants d’autopsies dont le nombre est trop considé- rable pour qu'on puisse parler de coïncidences curieuses amenant les divers auteurs à constater des stades identiques d’évolutions dissemblables. Or, cependant, le processus. polyadénomateux est capable de produire des lésions d'un volume bien plus considérable quand il se localise en un point, ou s'étale en nappe. (Voir suprà $ 2, $ 3 du chap. IT.)La raison d’être de cette parcimonie dans le développement du polyadénome polypeux nous échappe complètement.

d) ASPECT, FORME, CouLEur. — Les nodules du polyadénome se présentent soit comme de petites masses en saillie sur la muqueuse, en papules (Brissaud), en boutons (Cruveilher) à contours circulaires et d'aspect soit hémisphériques, soit légèrement aplatis, soit pédiculés et alors légèrement renflés en massue avec un pédicule filforme

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