OBSERVATION IV
(Résumée)
Recueillie par Cornil, ir thèse C. Govignon.
Une lemme de 80 ans. hémiplégique et gâteuse depuis neuf mois, meurt de pneumonie (juillet 1863). Pas de renseigmnements sur ses antécédents.
ès
À l’autopsie, la muqueuse de l'estomac était épaissie, mamelonnée, parsemée d'arborisations vasculaires et de plaques ardoisées.
À l'union du tiers droit avec le tiers moyen de cette surface, on voyait deux saillies, l’une polypeuse, l'autre à base large et à sommet légèrement déprimé.
La première présentait un pédicule grêle, allongé, formé par la muqueuse et possédant à son centre des vaisseaux (artères et veines). |
Le corps du polype était arrondi et lobulé en forme de choufleur. Il avait le volume d’une grosse noisette. = La seconde tumeur était circulaire, hémisphérique, non pédiculisée, déprimée à son centre. Toutes deux étaient couvettes d’un beau rideau de capillaires, d’où leur couleur rosée.
- Sur les coupes verticales, on constatait que la muqueuse seule et le tissu cellulaire sous-muqueux participaient à leur formation.
En: regardant de près la muqueuse dans leur voisinage el dans toute la région pylorique, on pouvait voir de petites saillies villeuses plus où moins allongées, bien marquées surtout sur le pédicule du polype.
Au microscope, les coupes verticales de la muqueuse montraient les tubes glandulaires de l'estomac avec leur volume et leur contenu normal, mais le pourtour de leur orifice stomacal était hérissé de villosités plus ou moins longues ; tantôt
le pourtour de leur orifice était seulement hypertrophié et plus saillant qu’à l’état normal, tantôt cette hypertrophie avait donné naissance à la formation des villosités atteignant jusqu'à 1 mm. de longueur.
Elles étaient d'autsnt plus nombreuses, plus grosses et plus, voisines les nnes des autres. qu'on se rapprochait des petites tumeurs déjà décrites.
Sur les coupes verticales de la tumeur non pédiculisée, ces
productions villeuses forment une couche superficielle où elles sont adhérentes, par lour partie profonde, les unes aux autres, libres seulement par leur sommet, de teile sorte qu'on ne peut plus distinguer d'orifices aux glandes en tube.
Au-dessous de cette couche, les glanües de la muqueuse ont elles-mêmes changé d'aspect et sont hypertrophiées. Presque toutes sont transformées en petites cavités arrondies, tapissées par leur épithélicm sphérique ou polyédrique. 3