OBSERVATION V
(Résumée)
xecuéillie dans le service de M. Cornil à Saint-Antoine, in thèse Camus-Govignon.
Le nommé B..., âgé de 64 ans, entre le 10 janvier 1879. Les antécédents personnels ne révèlent rien de particulier. Le malade est amaigri, fatigué, d'aspect sénile. À auscultation des poumons, on entend des râles sous-crépitants fins, à la base du thorax, en arrière et à gauche. z
Le foie est gros ei déborde les fausses-côtes.
Les artères crurales et iliaques sont dures et athéromateuses. Les malléoles sont œdématiées ; il n’y a pas d’albumüne dans les urines.
Le malade mourut subitement le 7 février.
Aulopsie. — L'aorte est athéromateuse, mais il n’y a ni rétrécissement, ni insuffisance aortique. |
L'estomac est rétréci et petit, il contient une certaine quanhté de mucus coloré par de la bile. Le pylore est contracté. La muqueuse et la tunique rmuscuieuse sont épaissies et indurées à SON niveau.
Un peu au-dessus de l'anneau pylorique, on voit un petit polype muqueux ayant la forme d’un champignon : il est ren-
Die flé à son extrémité libre, qui présente à peu près le volume de l'extrémité du petit doigt.
Au niveau de son implantation, l'estomac est épaissi, aussi bien dans sa couche muqueuse que dans sa tunique museuleuse.
La surface de la muqueuse stomacale, au niveau de la tête du polype, est irrégulière et lorsqu'on l'examine sous l'eau, elle paraît un peu villeuse.
Sur une section de tout le polype examiné à l'œil nu, on voit qu'il est formé dans sa plus grande partie, aussi bien dans sa tête que dans son col et à sa base, par un épaississement considérable de la muqueuse.
On constate que la surface du polype est villeuse, hérissée
de petites saillies glandulaires qui séparent les orifices des glandes. Ces orifices glandulaires sont eux-mêmes dilatés et les villosités superficielles se continuent directement avec le tissu conjonctif qui sépare les conduits glandulaires les uns des autres ; si l’on poursuit profondément ces conduits glandulaires très allongés, on les voit se résoudre dans les culs-desac glandulaires, extrêmement nombreux, qui forment des agglomérations considérables et qui constituent la plus grande partie de la tête du polype.
Ces culs-de-sac glandulaïres séparés les uns des autres por des travées de tissu fibreux, ressemblent dans leur ensemble et leur agglomération, à des glandes en grappes acineuses à culs-de-sac extrêmement nombreux. Chaque ilot, composé de culs-de-sac. est, en efet, séparé du voisin par une enveloppe épaisse de tissu fibreux. Ce tissu fibreux, vascularisé, se continue directement avec le tissu fibreux central du pédicule du polype.
Lorsqu'on examine avec un fort grossissement, les culs-desac précédemment indiqués, on y reconnaît Ta structure complète des glandes muqueuses.
at
Ainsi, on voit que chaque cul-de-sac est constitué par une membrane mince, anhyste, et par des cellules prismatiques à contenu muçqueux, claires, transparentes, sans protoplasma grenu. : |
Ces cellules laissent au centre des culs-de-sac, une luméère étroite.
Leurs noyaux qui sont petits, discoïdes ou ovoïdes, siègent à la base des cellules et sont contigus à la membrane des culs-
de-sac. É f,