ACTE I
ENSEMBLE
Dsing I dslng I préparons-nons !
Abatlons-les à nos genonx 1
(Ils s’avancent les nos contre les antres, les poignards levés.)
LES DEUX HOMMES
AI) ! bah ’ oui-da I COBNABINO ET BAPTISTE.
C’est comme (a I ASTOLPO.
Tiens donc, pendard I
COBNABINO.
Tiens donc, coqnin I FBANRDSTO.
A toi, brigand I
BAPTISTE
A toi gredin !
ASTOLFO.
Ponr toi I
COBNABINO.
Pour toi 1 FBANBOSTO.
Ça ne mord pas I BAPTISTE.
Poor.toi •'
COBNABINO.
Pour toi I
ASTOLFO.
Quel matelas I ENSEMBLE.
Dsing I dsing > préparons-nous !
Etc., etc.
CORNARINO, bas à Baptists.
Baptiste, y allons-nous lâchement ?
LE PONT DBS SOUPIRS BAPTISTE, de même.
AUons-y.
ASTOLFO.bas à Franruito.
Nous ne serions pas les plus forts... laissons-nous tuer!
FRANRUSTO, montrant sa poitrine.
Avec ça, il n’y a pas de danger.
BAPTISTE et COR.NARINO, les frappant.
Haigne. (Les deux hommes tombent.)
BAPTISTE
Ça n’est pas plus malin que ça. '
CORNARINO.
Ah ! ça va mieux. Et maintenant, vile leurs costumes, leurs masques, et prenons leurs places, (il entr’ouvre la robe du premier homme, et on voit sur la poitrine la marque C. D. X.) Des espions du Conseil!... j’en étais sûr!... à la solde de mon lâche cousin!... (On entend du bruit à l’extérieur.) Du bruit! Dépouille, dépouille, Baptiste et emporte ces deux corps !
BAPTISTE
Mais où, mais comment, monsieur!... Deux espions du Conseil des Dix ne s’emportent pas comme deux bouteilles de vin daus un pauier.
CORNARINO.
Sur mon âme, tu as dit vrai!... Ah! tiens, cette horloge... ce baromètre!... Le tien ici!... le mien là!...
BAPTISTE
Oui, monsieur, oui! (ils placent les deux corps, l’un dans l’horloge, l’autre dans le baromètre.)
CORNARINO.
Baptiste, prends garde! tu le cognes!,., (ils ferment les deux armoires, passent les deux robes et mettent les deux masques. Maintenant, nous avons le droit de rester ici... je ne sais pas au juste à quel titre... mais la suite nous le dira...
CATARINA, dans la coulisse.
Non, jamais, laissez-moi, seigneur ! (Elle entre précipitamment en scène.)